Au secours Molière, ils massacrent ta langue

28 06 2012

Au secours Molière, ils massacrent ta langue dans Education global-patronage-150x81PEU avant que je ne quitte le Congo, je passais beaucoup de temps à jouer au scrabble. Il faut dire que grâce en général aux trois plus grands leaders politiques de l’époque (Lissouba, Kolélas et Sassou Nguesso) et en particulier au premier qui était à cette période, le patron national, l’université ne valait plus grand chose. Environ epsilon. Sur ces terrains de scrabble, une expression lingala faisait florès: Molière a kolamuka! Que je traduis librement par « Molière va ressusciter ! »*trans dans Lectures

des-mots-des-mots-des-mots-150x112IL faut dire que nous avions des phénomènes sur nos terrains de scrabble. Entre ceux qui appliquaient strictement cette règle française qui veut que l’on mette un « s » au pluriel des mots et qui nous écrivaient « onus » pour le pluriel de l’ONU. « Chevaus », « travails » etc., on rigolait énormément. C’est là que je remerciais tous mes instituteurs et mes profs de français, de la sixième à la terminale. Les très fâchés avec la langue de Molière étaient légion, que ce soit en sections scientifiques comme en série A4.

KY-150x106FEU Kateb Yacine disait de cette langue qu’elle « est un butin de guerre ». Je reconnais ne pas avoir une maîtrise parfaite de ce butin de guerre et quand je me relis parfois, je suis gêné : des fautes ne manquent pas. Parfois je corrige. Je ne suis pas journaliste et les billets que je fais ne sont pas des documents officiels. Mais en parcourant certains sites de journalistes ou de journaux, je suis effaré. Oui, vous me direz que les fautes des autres sont plus faciles à déceler. Je le concède, mais tout de même. Je me pose vraiment des questions sur le niveau d’enseignement. Le cas de ce jour est celui du plus vieux journal congolais, La semaine africaine, qu’il m’arrive de parcourir en ligne. Un proche m’a signalé une énormité qui un jour deviendra peut-être un congolisme. Un de plus. Il s’agit du verbe « patronner ». Les Congolais qui suivaient la radio et la TV dans les années 80 doivent se souvenir que toutes les cérémonies se déroulaient « sous le haut-patronage de (…) ». C’était systématique. Et dans cet article de La semaine africaine, il est explicitement dit Au Congo, cette journée (…) directeur de cabinet du ministre (…) qui a patronné la cérémonie (…). Le verbe patronner est un verbe transitif qui peut signifier appuyer quelqu’un par son autorité, par son influence, ou épauler, ou encore cautionner.

 

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D’où vient alors qu’une bonne partie de nos journalistes utilisent ce mot à tort et à travers depuis des décennies, à moins que je n’en aie pas compris le sens ? J’aurais bien aimé passer au moins une année académique en STC (Sciences et techniques de communication), dans notre unique université, où des journalistes sont formés. Les profs utilisent-ils aussi systématiquement ce mot ? Cela me rappelle certains journalistes de l’autre côté du fleuve Congo qui utilisent du soir au matin les mots « impact » et « idéologie », comme les chanteurs d’ailleurs, sans que l’on voie rigoureusement le lien avec le contexte. Et sans même qu’ils soient capables d’expliquer ce que cela veuille dire. La question de la baisse du niveau d’études mériterait un traitement de choc. Sous le haut-patronage du président de la République ?

 

Obambé GAKOSSO, June 2012 ©

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* : En réalité, ressusciter se dit kosekwa, en lingala

 


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19 réponses à “Au secours Molière, ils massacrent ta langue”

  1. 29 06 2012
    Liss (00:00:33) :

    La langue de Molière là aussi ké trop compliqué ! Ba fautes ku manqué vé !
    C’est toujours plaisant de se pencher sur certains cas de figures, mais parfois on a envie de connaître l’origine de tel emploi d’un mot qui se généralise de plus en plus, il faudrait pour cela faire des recherches, cela pourrait intéresser nos linguistes, n’est-ce pas ? Julien Lepers essaie d’expliquer (in « Les fautes de Français, plus jamais ! »)certains de ces emplois fautifs consacrés même par des journalistes. Même kwaku na mputu, ba fautes kélé mingi !

  2. 29 06 2012
    St-Ralph (07:31:44) :

    On use et on abuse des expressions entendues çà et là sans prendre le temps de vérifier leur exactitude. De là viennent les énormités. Quant aux expressions d’origine populaire – usitées souvent par ironie – elles font partie du sel d’une langue et varient d’un pays à l’autre ou d’un continent à l’autre pour une même langue. Mais cela ne doit pas cacher la faiblesse de certains quant à leur maîtrise de la langue de Molière.

    Concernant les journaux africains, ils doivent absolument penser à s’offrir les services d’un regard extérieur (ou plusieurs) pour la relecture des articles avant leur publication. Il n’y a aucune honte à cela. C’est ce que font les éditeurs et certains journaux français.

  3. 29 06 2012
    Obambé GAKOSSO (10:50:17) :

    @ Liss,

    La prof que tu es, doit être confrontée tous les jours aux fautes de français.
    Dans le domaine professionnel, en prenant le cas de la France que tu cites, je suis choqué depuis des années par des fautes contenues dans des mails émanant de DG, de directeur de ceci et de cela. Florilège : « Peux-tu (…) » ; « Tu veras (…) » ; « On se voie demain (…) » ; « Avec la pluit de ce matin (…) » Je m’arrête là.

    @ suivre, O.G.

  4. 29 06 2012
    Obambé GAKOSSO (10:50:44) :

    @ St-Ralph,

    Ton idée de relecture par des regards extérieurs est très bonne. On est souvent nous-mêmes étonnés lorsqu’autrui nous corrige nos fautes, que l’on ait relu nos textes ou pas. Il n’y a aucune honte à cela, bien au contraire.

    @ suivre, O.G.

  5. 29 06 2012
    Obambé GAKOSSO (10:55:38) :

    En classe de 5e, un de mes profs m’a marqué à vie et je me permets de le citer ici, cela ne lui portera pas préjudice. J’en suis persuadé.
    Nous avions fait un devoir de sciences naturelles (si je me souviens bien) et d’après mes calculs, c’est un bon 16,5/20 que j’attendais. Monsieur Benjamin Arnaud Ngouonimba (qui en plus connaissait mon père, et en plus les deux pouvaient parler en téké sans que je ne puisse comprendre le moindre mot) m’appelle et je me dirige vers lui, à côté du tableau, pour prendre ma copie. Et là, il lance : « 16 sur 20 ! » Je suis estomaqué car je me dis qu’il y a un demi-point qui s’est perdu dans une rivière de ma belle ville. Je recalcule devant lui et j’ai bien mes 16,5, mais il y a bien écrit en rouge, « moins un demi-point ». Je lui demande pourquoi, il me répond : « Parce que tu ne sais pas écrire ton nom ».
    Et moi, de relire l’en-tête à gauche et de lui dire, « Monsieur, j’ai bien écrit mon nom ! »
    Je vous passe les détails. En réalité, j’avais écrit gakosso au lieu de Gakosso. Précipitation oblige et ça, pour Monsieur Ngounimba, ça ne passe pas.

    Merci à lui.

    @+, O.G.

  6. 29 06 2012
    GALEBAHI (13:07:44) :

    Rassure toi O.G, en ce qui concerne les fautes aberrantes, les journalistes congolais ne sont pas les seuls. En CI, ils ne font pas mieux. Je crois qu’au sein d’une rédaction qui se respecte, il doit avoir quelqu’un spécialement chargé de relire les articles et d’y déceler les coquilles.

  7. 29 06 2012
    GALEBAHI (13:15:18) :

    O.G pour illustrer nos difficultés à apprivoiser la langue française, je te livre cette histoire (vraie).

    Une classe de troisième en CI, devoir de Français.

    Sujet:
     » Réunis autour de leur chef, les villageois faisaient face au bulldozer fumant… »
    Donnez une suite à cette phrase!
    Réponse d’un élève:
     » Gbagbadè le guerrier intrépide s’avança avec courage. D’un coup violent, il planta sa sagaie dans le flanc de la bête!!! Ce soir là, tout le village mangea de la viande de bulldozer… »

    Ma tante est enseignante. Je tiens cette histoire d’elle. J’en ris jusqu’aujourd’hui!!!!!

  8. 29 06 2012
    Obambé GAKOSSO (20:03:12) :

    » Gbagbadè le guerrier intrépide s’avança avec courage. D’un coup violent, il planta sa sagaie dans le flanc de la bête!!! Ce soir là, tout le village mangea de la viande de bulldozer… » Je suis plié de rire en relisant pour la énième fois cette chute! Excellent!!!

    @+, O.G.

  9. 30 06 2012
    Molekinzela (07:01:23) :

    Ndéko na ngai,

    S’agissant du demi-point sauté du fait de la mauvaise orthographe de ton nom compte tenu de l’absence de la majuscule, je crains que, même après correction, la faute persistait encore: en effet, il eût fallu écrire « Ngakosso » ou « N’gakosso » en respectant la phonétique du nom.
    Tu vois bien que monsieur Benjamin Arnaud « Ngouonimba » a mis un point d’honneur à ce que son nom fut écrit en respectant à tout point de vue sa graphie et sa phonie.
    Je crois donc qu’il n’ait pas osé pousser son zèle jusqu’au bout pour ne pas contrarier ton paternel. Ce dernier étant, comme tu le sais, à l’origine de la mauvaise écriture phonétique de ton nom.
    Mr Ngouonimba t’aurait normalement fait sauter deux demi points, donc un point entier parce qu’il y avait deux fautes dans l’écriture de ton nom.

  10. 30 06 2012
    Molekinzela (07:03:52) :

    Il fallait lire: « je crains donc qu’il n’ait pas osé… »

  11. 30 06 2012
    Molekinzela (07:33:31) :

    On peut pousser la réflexion en abordant également la pratique de nos deux langues nationales: le « lingala » et le Ki-kongo.
    Depuis que nous arrivons à capter les chaînes de télévisions nationales de nos pays, je passe pas mal de temps à suivre les journaux télévisés en lingala et en ki-kongo.
    Quand on fait une comparaison entre les journaux télévisés en lingala de Brazzaville et ceux de Kinshasa, on constate que l’usage du lingala est truffé de mots ou d’expressions françaises à Kinshasa…
    A l’inverse, à Brazzaville, l’ensemble des présentateurs des journaux télévisés en lingala semble avoir été « moulé » à l’école de Laurent Botséké qui assure leur formation. On y découvre un lingala très académique, tel qu’il n’est plus parlé couramment dans la rue, de nos jours…
    Aimé Césaire racontait un jour une anecdote à propos de l’usage du créole en Martinique: il disait que lorsqu’il était confronté à des syndicalistes au cours d’âpres discussions, la question que ces derniers s’opposaient implicitement était de savoir si Aimé Césaire savait parler le créole? étant entendu qu’on ne l’avait jusque-là vu parler que le français…
    À cet effet, ils essayaient de lui parler systématiquement en créole afin de le contraindre à leur répondre également dans la même langue, histoire de le déstabiliser un peu… les syndicalistes partaient du postulat que Césaire ne savait pas parler créole…
    Alors, Césaire, leur répondant également en créole, prenait un malin plaisir à corriger le leur qui était beaucoup trop truffé de mots français et d’expressions inexactes alors que le sien restait très académique et classique, tel qu’il était parlé par les anciens…
    Cela finissait par détendre l’atmosphère et amuser tout le monde…

  12. 30 06 2012
    Molekinzela (07:37:47) :

    Décidément la dictée vocale me réserve quelques surprises cette matinée: il fallait lire: « la question que « ces derniers se posaient implicitement » au lieu de « s’opposaient implicitement ».

  13. 1 07 2012
    Obambé GAKOSSO (00:11:39) :

    Ndeko na ngaï,

    Je suis plié de rire en te lisant car je n’ai jamais pensé à une telle éventualité. Là, je ne sais pas ce que j’aurais dit alors.
    Le comble c’est que dans la fratrie de mon pater il y a Ngakosso et Gakosso. Pire encore, deux par exemple ont le même papa (mon grand-père) et la même maman, mais s’appellent Gakosso et Ngakosso. C’est terrible ça.
    Plus intéressant, sur un plan sociologique et anthropologique, les 5 premiers enfants de mon grand-père avaient tous des noms différents et aucun ne s’appelait Ngakosso (nom du grand-père). Ceci par contre ne me choque pas car il n’était pas, à l’époque, dans les traditions bantu de donner son nom à ses enfants. Sauf peut-être à un. Et je connais plein de fratries de ces générations-là (ceux nés avant 1950 voire avant 1960) qui sont dans ce cas de figure.
    Par contre, les N’gakosso (pas encore rencontré, de mémoire), les N’goma (fréquent), je ne comprends pas le pourquoi du « N’ ».

    En fac des sciences, en 1e année, nous avions un prof en T.D., très intéressant (son nom ne me revient pas) qui était étonné de voir un de nos amis porter le nom de Houmba. En effet, c’est là que j’appris que c’était souvent un prénom que l’on donnait aux filles, chez des Kongo de la Bouenza. Et notre ami était Dondo, il n’en savait strictement rien.

    L’histoire de nos noms mériterait un véritable travail de recherches.

    @ suivre, O.G.

  14. 1 07 2012
    Obambé GAKOSSO (00:11:57) :

    Ndeko na ngaï,

    L’anecdote concernant le Nègre fondamental, Aimé Césaire est très intéressante et passionnante à souhait. Toutes proportions gardées, j’ai vécu la même chose avec une de mes mamans, ici en France. Elle était en vacances et je lui ai passé un coup de fil. Quelle ne fut pas ma surprise de l’entendre me dire : Tu parles lingala ? Depuis quand ? J’étais surpris qu’elle ait cette réaction, mais aussitôt, je me suis souvenu qu’elle et moi n’avions jamais parlé dans une autre langue que le français et d’aussi loin que je me souvienne, jamais en effet elle ne m’avait entendu parler une autre langue.
    Césaire était excellent, il avait l’art et j’espère que ces syndicalistes en ont pris de la graine.

    Ta remarque concernant les journaux télévisés des deux rives du Congo est pertinente et j’ai constaté la même chose. Il y a ces mots, « impact », « idéologie » qui sont plus que présents dans les journaux de Kin. Sur l’autre rive en effet, un effort extraordinaire est fait. Les mots en langue française sont à rechercher avec une « loupe auditive », si je puis me permettre. Hommes comme femmes, ils sont excellents sur ce plan.

    @+, O.G.

  15. 1 07 2012
    Molekinzela (10:53:57) :

    Ndéko na ngai,

    j’adore regarder le journal télévisé en lingala de nos frères de la rive gauche. Au-delà des informations, j’apprécie surtout l’humour qui est tout le temps présent.
    Malheureusement, je déplore un peu la formulation de plus en plus présente en lingala dans le style: « lingala Ya ba Y yankee », truffé d’argot et de mots français. je me souviens encore de l’époque où le présentateur télévisé du journal en lingala de la « Voix du Zaïre » s’exprimait en ces termes : « O sima ya bosangani yango, batata bakonzi babonzeli boleyi moko ya malonga!/ Au terme de cette conférence, les différents chefs d’Etat ont pris part à un banquet digne de ce nom…. ». Voilà du lingala classique à la formulation très imagée où on ne trouve aucun mot en français.
    Pour revenir à la langue française, on peut tirer le constat que le registre lexical est polysémique en fonction des contextes, des situations, et des pays.
    En région Parisienne, lorsqu’on est en contact de compatriotes, on entend souvent dire : « je vais téléphoner»… ce qui, en termes codés veut dire : « je vais aux toilettes »….
    Mon grand-père avait une injure en français qu’il formulait en un seul mot : «Individu! ». Je crois que c’est le seul mot en français qu’il connaissait.
    On peut se rappeler également que le mot : « villageois » est considéré comme une injure dans les campagnes au Congo.
    Enfin, je vais vous raconter une anecdote à laquelle j’ai été témoin dans les années 70 à Brazzaville qui illustre bien cette situation :
    C’était un soir à Bayardelle (faculté de droit de l’université Marien Ngouabi).
    M. samba Z. qui était doyen à la faculté de droit s’était présenté un soir en voiture avec sa femme pour rechercher un document oublié dans son bureau. Malheureusement, il s’est rendu compte qu’il avait oublié la clé à la maison. Il dit alors à un étudiant qui se trouvait dans les parages:  » Massengo! allez me chercher la sentinelle pour m’ouvrir le bureau! »… le veilleur de nuit qui se trouvait dans les parages et qui avait entendu M. Samba Z le désigner par le terme «sentinelle » se dirigea vers sa voiture d’un air menaçant, se pencha et et lui dit ceci en présence de sa femme: « M. samba ! Je suis veilleur de nuit! … je ne suis pas sentinelle ! … La « sentinelle! », c’est dans le vagin de votre femme » !

  16. 1 07 2012
    Molekinzela (11:54:07) :

    Il fallait lire: « O sima ya bossangani bwango/ Au terme de cette conférence »

  17. 1 07 2012
    Obambé GAKOSSO (23:45:22) :

    Ndeko na ngaï,

    Ayant vécu au Maroc, je découvrais que de langue arabe, il y avait en fait les langues arabes. Non seulement la langue variait selon les pays (de la Mauritanie au golfe arabo-persique, il y a toute une palette), mais en plus, à l’intérieur de chacun de ces pays, il y a l’arabe classique (allez, on va dire, celui du coran, pour faire simple) et l’arabe dialectal. Ce dernier est truffé d’expressions argotiques. Ce n’est pas toujours évident de s’en sortir.
    Dieu merci, nos journalistes en kikongo et en lingala, sur TV Congo, nous évitent cette peine. Je n’ose imaginer ce que ce serait, sinon…
    Mais là, le coup de la sentinelle, je ne connaissais pas. Cela me rappelle un grand leader politique congolais qui aimait s’exprimer dans une des langues de sa région natale, le lari. Il fustigeait les hommes politiques qui se disaient centristes et concluait par Tchima tchi moshi kwa tché mu kati (Il n’y a qu’une seule chose qui se trouve au centre), et bien entendu, il précisait, dit-on de quoi il s’agissait, mettant très mal à l’aise les mères de famille assistant à ces grands-messes…
    Le mot individu, dans mon enfance, j’avais en effet remarqué que chez beaucoup d’adultes, était considéré comme une insulte. Je ne sais pas d’où ça vient.

    @+, O.G.

  18. 2 07 2012
    St-Ralph (19:21:28) :

    Pour revenir sur ton anecdote, permets-moi de te dire que ton professeur a eu le bon geste ! Les enseignants d’aujourd’hui se plaisent dans des conseils sans cesse répétés qui produisent peu de résultats. La meilleure façon d’obtenir un résultat définitif pour ce qui est des convenances élémentaires (majuscule après le point, son nom sur la copie, la présentation enseignée, l’obligation de séparer les trois parties d’une rédaction…) est de sanctionner sévèrement ce qui semble dérisoire aux enfants. Surtout quand la copie a obtenu une bonne note ! L’élève recevra cette sanction comme une leçon formatrice. Cette exigence de ton professeur est devenue, aujourd’hui, la tienne. Je ne crois pas qu’un long discours aurait produit le même effet.

  19. 2 07 2012
    Obambé GAKOSSO (21:24:03) :

    Ah ! mon cher St-Ralph,

    Si tu savais combine j’ai remercié par la suite ce prof. Cette exigence est devenue la mienne, comme tu as su si bien résumé. Un adulte frappé au portefeuille réagit autrement que suite à 10.000.000 de discours et slogans. Un élève, c’est pareil. Nous étions à bonne école. Il arrivait que nous ayions un ou des profs dont nous doutions sérieusement de la compétence. Mais des comme celui-là, j’en ai croisés et franchement, j’en ai gardé un excellent souvenir !

    @+, O.G.

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