Moses Mongwego, linguiste, chercheur et « trouveur » africain

3 06 2012

Moses Mongwego, linguiste, chercheur et LA LINGUISTIQUE est un des parents pauvres de la recherche en Afrique subsaharienne. Déjà que pour les sciences dites dures, on ne donne pas grand chose, alors pour « parler seulement », comme dirait un ami… Il faut vraiment rappeler que me chantier de l’arrêt de la falsification de l’histoire, de notre histoire, devra vraiment être affaire de tous et de toutes. Je sais bien, je lis bien, j’entends souvent des gens dire Je n’ai pas le temps (…) Ce sont des histoires (…) Qu’est-ce que ça va nous apporter (…) Je n’y comprends rien (…) Qu’est-ce que c’est encore? N’en jetons plus!

Images-2-150x84 dans Santé - Médécine - Autres sciencesIL NE S’AGIT PAS DE dénigrer les nôtres qui ont ce genre de réactions. Il ne faut pas les ostraciser. Bien au contraire! Il faut prendre le temps de l’écoute, de a discussion, de l’échange, leur donner des exemples qui cassent et écrasent les digues mises en place par les différents traumatismes dont nous souffrons encore sans forcément nous en rendre compte: esclavage, traite négrière, colonisation, néocolonisation etc. Des ouvrages et des travaux importants ont beau existé, parlant des hiéroglyphes, écrite inventée par nos ancêtres, les Égyptiens anciens, il y a encore des Africains qui n’en démordent pas: nous avons appris à écrire avec l’arrivée du Blanc et il ne saurait en être autrement. On a beau leur sortir l’écriture mandombe (RDC actuelle), l’écriture bamoun (actuel Cameroun), rien n’y fait. Mais qu’à cela ne tienne, nous, de notre côté, on ne lâchera pas: on diffusera tant que ce sera possible.

Images-3-128x150MOSES MWANGWEGO est un linguiste malawite qui en 1979 un système d’écriture pour écrire les langues du Malawi. Projet qui, comme dans toutes les sciences, lui a pris un certain temps, pour être achevé en 2003. soit 24 ans après! Des clubs ne cessent de se former au Malawi afin de vulgariser le plus possible la chose. Voilà encore un domaine dans lequel nous devrions investir massivement, en argent comme en moyens humains car la langue est une partie de nous-mêmes. Une partie de notre âme y est contenue et on ne pourra que continuer à se perdre si on n’apprend pas les langues africaines en langues africaines. Et avec ces écritures, c’est encore mieux! Le site Internet du chercheur donne plus de détails sur son travail et encore bravo à lui!

Obambé GAKOSSO, June 2012©


Actions

Informations



3 réponses à “Moses Mongwego, linguiste, chercheur et « trouveur » africain”

  1. 3 06 2012
    St-Ralph (21:50:49) :

    Cet petit projecteur mis sur cet homme me plaît beaucoup. J’aurais pu être linguiste aussi. Etudiant, j’étais tellement passionné de linguistique que je passais mon temps à traduire des textes d’anciens français. Je comptais même réécrire la légende de la reine Pokou en français plus ou moins ancien. Mais j’étais persuadé que mon entreprise était prématurée par rapport aux soucis de l’époque.

    J’admire le courage de ceux qui ont choisi cette voie. Ils jettent les bases d’un projet qui sera peut-être mis en oeuvre par leurs petits-enfants. Si les entreprises littéraires, artistiques et tous les arts voisins ne progressent pas en Afrique, c’est parce que nous ignorons depuis toujours ce que les Européens appellent le mécénat ! Sans les mécènes, ces riches qui mettent leurs biens aux services de l’art, les cultures européennes n’auraient jamais laissé autant de vestiges artistiques et littéraires. Il faudra peut-être enseigner le mécénat dans les écoles africaines pour nous inciter à apprendre à aider ceux qui se lancent dans ce que l’on appelle les arts non productifs, les arts qui apparemment ne servent à rien mais qui finissent par constituer le socle de toutes les civilisations du monde.

  2. 7 06 2012
    Obambé GAKOSSO (21:14:41) :

    Mon cher St-Ralph,

    Tu mets le doigt sur un point très important : le mécénat. L’Afrique en manque cruellement. Au Bénin, le Bénino-Français, Lionel Zinsou et sa famille (surtout sa fille, Marie-Cécile) sont à saluer pour avoir crée une fondation d’arts, avec un musée d’arts contemporains. Des artistes de renommée comme Romuald Hazoumé ou d’autres moins connues peuvent y exposer leurs œuvres et le grand public peut y accéder. C’est tout bénef, comme on dit si bien pour des profanes comme moi.
    En Angola, il y a Sindika Dokolo, un jeune et richissime homme d’affaires. Lui aussi a crée sa fondation (http://www.fondation-sindikadokolo.com/). Des œuvres de plusieurs artistes de différents pays africains y sont présents.

    Nous en manquons, des mécènes. Hé ! oui.

    @+, O.G.

  3. 7 06 2012
    Obambé GAKOSSO (21:20:45) :

    On découvre une facette très intéressante de toi, mon cher St-Ralph,

    Dommage que tu n’aies pas poussé plus loin ce projet. Tiens, à propos, je me suis toujours demandé si le talentueux footballeur Laurent Pokou était un lointain descendant de cette légendaire reine, Abla Pokou. Ah ! Pokou Laurent, avec ses 5 buts en une seule rencontre de CAN (1970)…

    @+, O.G.

Laisser un commentaire




sissimages |
enza7079 |
Cordonniers à Fleur de Peau |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Les mille pommes d'or d'Ata...
| Les Pays
| Le concombre Masqué