Buanana 2011 avec Thibeaud Obou qui propose de bâtir la Côte d’Ivoire

31 12 2010

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L’ANNEE 2010 SE TERMINE. Je ne sais pas ce que cette année vous a apporté de bon ou de mauvais. Je souhaite de tout coeur que 2011 vous apporte plus de satisfactions que de déceptions. Plus de joies que de peines. Mais en plus de cela, je vous souhaite surtout du courage pour affronter les épreuves de la vie, car elle n’est pas drôle tous les jours. Je vous souhaite aussi de la ténacité, de la témérité car, si au foot nous disons que tant que l’arbitre n’a pas sifflé la fin de la partie , l’espoir est encore permis. C’est avec un livre que je vous invite à commencer  2011 ou à finir 2010.  

 

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SALON DU LIVRE DE PARIS 2009. Certains ont déjà en tête ce qu’ils veulent acheter comme dans tous les marchés du monde. Que l’on soit au Mercato (Ethiopie), à Derb Ghalef (Maroc) ou au marché de Buemba (Congo-Rive droite). D’autres ont beau préparer leurs budgets constitués à peine de milliards de dollars zimbabwéens, ils finissent par prendre autre chose. Et c’est ce qui m’arrive à chaque salon littéraire où je vais.

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EN 2009 DONC, je tombe sur une Africaine d’origine béninoise qui, après une école de commerce et une expérience dans le privé avait décidé de se lancer dans une entreprise périlleuse: l’édition. Il faut lui reconnaître une certaine audace. Le discours qu’elle me tint ce jour-là sur l’Afrique mérite d’être partagé. Optimiste, elle l’est. Déterminée, elle l’est aussi car le monde de l’édition est un monde dur et osé s’y lancer n’est pas donné à tout le monde. Médessé Bodjrenou est son nom. A la fin de notre entretien, je passais à la caisse et c’est ainsi que je me retrouvai avec l’ouvrage* de Thibeaud Obou (qu’elle m’avait remarquablement vendu durant notre échange). Le titre du livre est sans équivoque: Bâtir la Côte d’Ivoire. S’il est vrai qu’en général, ce genre de livres nous sont « offerts » par des hommes politiques ou simplement par des candidats à la présidentielle, Th. Obou (sauf erreur ou omission de ma part) n’a pas attendu cela pour se lancer dans le domaine de l’essai politique. Ce n’est pas un essai politique truffé d’insultes, d’invectives comme certains nous les offrent parfois (ou souvent) dans nos paysages politiques où, il faut le dire, ça ne vole pas très haut, avec des intervalles hélas! parfois fermées entre le caniveau et le bas-ventre. Mis à part une émission sur RFI en compagnie du journaliste Alain Foka, je n’ai eu nulle part ailleurs vent de cet ouvrage intéressant. Et c’est fort dommage.index16.jpgVue d’une plage de Grand Bassam, ancienne capitale de la Côte d’Ivoire

MIS A PART L’INTRODUCTION (4 pages), la conclusion (2 pages et 1/2) et la bibliographie, l’auteur a divisé son livre en 4 parties:

  • I: L’ancien pays (Les tares qui minent le pays; Les politicards: les mangeurs; Les dérives de la vie sociale; Les rapports entre les hommes et les femmes);
  • II: Le laisser-faire permanent (L’administration; les examens et concours; L’université; La police et la gendarmerie; L’habitat; Le privé et les sociétés d’Etat; La téléphonie);
  • III: Les acquis du savoir-faire ivoirien et de la culture africaine en général (Les écritures africaines en général et celles de la Côte d’Ivoire en particulier; Les valeurs religieuses et le savoir-faire; Les acquis de la modernité issus du travail et de la richesse des Ivoiriens);
  • IV: Le nouveau pays (Un être libre et désinhibé de la soumission et de la mentalité du colonisé; Une société libérée; Une politique de bâtisseur tournée vers le bien-être du peuple; Un pays où la justice prime sur la culture de l’impunité; Un pays qui restaure le respect de l’être humain débarrassé de tout artifice). 

 

 

A LA LECTURE DES quelques parties cités de  ce livre, on voit bien que l’auteur a abordé pas mal de thèmes.  Le long des pages, on voit bien qu’il ne se cantonne pas de marteler des choses sur la politique, un des sports préférés des Sub-sahariens depuis que nous sommes sortis du joug du parti unique. Nous avons souvent le tort d’aborder en public (Net, devant les micros et caméras) des sujets que nous ne maîtrisons pas ou sur lesquels nous n’avons que des informations très parcellaires et on se présente comme des experts ès tous domaines possibles. Th. Obou se démarque de cette attitude, de ce comportement qui est très destructeur et qui nous fait perdre du temps et qui décrédibilise aussi toute personne qui, sur les questions publiques tente d’apporter très modestement des solutions ou remèdes qu’il estime susceptibles d’aider a communauté (village, région, pays, domaine précis de la cité…). Consultant en stratégie et expert en organisation, Th. Obou pose les problèmes sur la table, avec des choses, des affaires, des soucis que nous connaissons tous, que la plupart de nos pays vivent, et il se propose d’offrir des thérapies: aux autres de voir, de soupeser et de juger de la pertinence des propositions faites!

DES LES PREMIERES PAGES, l’auteur commence par jeter un gros pavé dans la lagune: « L’ancien pays ». En effet, en rappelant au lecteur que « Le principal défaut qui ressort toujours est de penser que ce qui est bon et meilleur nous vient forcément d’ailleurs. Cette mentalité qui consiste à se dévaloriser d’une manière permanente a fragilisé la population dans sa manière d’agir au quotidien. Cette pensée a crée un manque de confiance en soi qui transparaît dans le langage de tous les jours. Des attitudes pleines d’hésitations, et toujours prêtes à faire allégeance sans fondement, qui ne se justifient pas ». Et de citer le cas du foot avec des dirigeants ivoiriens (et « certains Africains », précise l’auteur) qui se « sentent psychologiquement obligés d’aller chercher des bras cassés » en Europe** pour entraîner de grandes équipes comme « La Côte d’Ivoire, le Cameroun, le Nigeria ». Vaste débat que les Africains ont depuis des décennies et qui ne trouve pas d’explications rationnelles. Nicolas Agbohou parle souvent de la stratégie du 3e homme. Th. Obou aussi l’utilise en rappelant qu’à l’issue de la nomination de l’Italien Fabio Cappello à la tête de la sélection anglaise, Sepp Blatter s’était insurgé du fait qu’on puisse nommer comme sélectionneur un homme qui ne parle pas la langue du pays dans lequel il est sensé bossé… Th. Obou nous rappelle qu’en 50 ans, on a forcément formé des entraîneurs compétents qui pourraient assumer ces tâches sur le continent. Le clou est enfoncé (page 17)  avec cette sanction: « Nous sommes toujours en attente d’une approbation extérieure, en quête d’une reconnaissance sans fin ». Et voilà des choses qui sont plaisantes à lire, que je complèterai bêtement par: Africain, quand prendras-tu conscience qu’en toi, chez toi, il y a plus que 50% pour avancer et que ce qui doit compter sur toi, c’est ce que toi, tu penses et ce que tes Frères africains pensent?

 index23.jpgJean-Louis Billon, chef d’E/se: un des espoirs de ce pays

AU NIVEAU de la gestion des cités ivoiriennes, Th. Obou n’est pas tendre non plus et si les maires d’Abidjan le lisent, ils risquent de lui lancer une fatwa! « Des fois on se pose la questions de savoir si des maires existent dans certaines communes d’Abidjan (…) Les exemples les plus flagrants se rencontrent dans les communes d’Abobo et d’Adjamé, un véritable foutoir généralisé, aucune organisation n’est perceptible, les rues servent de marché et notamment les artères principales de la circulation (…) » Et de nous rappeler que ces maires perçoivent des taxes: à quoi servent-elles vu l’état décrit plus haut? Th. Obou pense que le mot « racket » est plus approprié dans ce cas. Le lecteur congolais qui n’est jamais allé à Abidjan se dira: « Mais c’est chez moi ça! » Eh! oui… ces réalités nous poursuivent et penser que l’ailleurs est toujours meilleur est un leurre. Si les propositions, implicites dans l’accusation ne suffisent pas, Th. Obou enfonce va loin (et j’aime ça) en proposant « (…) de mettre en place un cadre juridique qui favorise la possibilité de poursuivre les maires en justice pour la mise en danger des personnes qui sont sous leur autorité directe, conséquence de leur incurie. La sanction pécuniaire doit être liée à l’allocation du budget en fonction des réalisations déjà effectuées sur le terrain. (…) Dans le cas contraire le budget ne doit pas être alloué pour l’année en cours et à venir. »

index22.jpgPlanteurs ivoiriens de cacao

ALLEZ, JE NE VAIS PAS vous fatiguer plus encore les yeux car les articles de ces dernières semaines ont été des épreuves pour vos yeux. Ce livre est passionnant. Il est plus que jamais d’actualité, au sein de cette jeunesse africaine qui se pose des questions à la vitesse d’un Pentium XX. Au sein de cette diaspora kamit dont certains ont déjà essayé d’apporter leurs pierres à l’édifice (au niveau local ou au niveau sous-régional). Des Africains pétris d’idées, nous n’en manquons point. Des Africains qui écrivent, qui couchent sur papier comment ils imaginent leurs pays, leurs continents dans dix ans, dans vingt cinq ans voire dans cent ans, je pense sincèrement qu’il n’y en a pas beaucoup. Pas assez. Je parle de livres de qualité, avec des idées constructives et non pas destructrices. Des livres où les appels à la haine sont proscrits. Des livres où il est question de développer, ensemble. De bâtir ensemble. La Côte d’Ivoire ou un autre pays du continent, peu importe! Avec des idées élaborées par des Africains, et non pas conçues et élaborées par des gens qui aucune conscience des réalités du terrain africain. Allez, encore une fois, très bonne année 2011 à vous. Prenez soin de vous et de votre entourage.

Obambé GAKOSSO, December 2010©

———————————————————-

*: Bâtir la Côte d’Ivoire, Editions Akofa-Bisola (commandes@leseditionsakofabisola.com, http://leseditionsakofabisola.com, site en construction). 15€, 214 pages.

**: A noter que depuis la fin de la dernière Coupe du monde de foot, la CI a pris l’Ivoirien François Zahoui comme entraîneur national.


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10 réponses à “Buanana 2011 avec Thibeaud Obou qui propose de bâtir la Côte d’Ivoire”

  1. 31 12 2010
    Liss (16:41:40) :

    Nous aussi nous te souhaitons de tout coeur une belle et riche année 2011 : riche en amis et en articles (toujours aussi passionnants, quel que soit le domaine : humour, actualité, musique etc.). On ne sait où tu trouves le temps pour les uns et pour les autres. Buananaééé !

  2. 2 01 2011
    Letsaa La Kosso (22:24:12) :

    Bonne et heureuse année à toi Bambi et à tous ceux qui lisent ce blog!
    Buanana! Bonnannée!

    Bon maintenant, tu commences à nous fatiguer avec ta Cote-d’ivoire là!

    Le président Denis Sassou-Nguesso a fait un discours pour le nouvel an: pourquoi tu ne nous commentes pas ce discours?

    Bien le salut;

  3. 3 01 2011
    Obambé GAKOSSO (13:16:12) :

    @ Liss,

    Merci de tout cœur. Merci, merci, merci. Si toi, tu te demandes où je trouve le temps, que dirions-nous alors de cette blogueuse, enseignante, écrivaine, critique, épouse et mère de famille, dont le pseudo commence par L et se termine par iss qui enfile les livres comme d’autres les perles ?

    @ LLK,

    Merci pour moi et pour les lecteurs.
    Ah ! comme ça DSN a fait un discours ? Comme dirait l’autre, je n’étais pas savais. Je vais donc m’enquérir un de ces 4 de ce discours pour le lire comme il se doit. Merci pour l’info !!!

    Oui, la CI par-ci, la CI par-là, ça commence à bien faire. Mais bon, encore deux messages sur cette crise dans les jours à venir et on aura un peu de répit.

    @+, O.G.

  4. 3 01 2011
    Letsaa La Kosso (23:25:22) :

    Bambi,
    Oui DSN a bel et bien fait un discours de fin d’année (j’appelle ça un discours parce que je ne sais pas comment ça s’appelle) en tout cas il a présenté ses voeux aux Congolais!
    Tout le monde sait que tu es pro Gbabgo, tu nous as assez bassiné avec ça, mais ce n’est pas une raison pour nous servir de la Côte-d’Ivoire en entrée, de la RCI en plat de résistance et de la Côte-d’Ivoire au dessert!

    Bon il y a l’Egypte qui a pris feu depuis Alexandrie, les islamistes ont attaqué les Coptes et bientôt ce sera les pyramides qui seront dynamitées: ça ne te dit rien à toi, disciple de C.A. Diop? Sais-tu qu’après la dynamisation des pyramides, il ne restera plus rien aux Kémits comme preuve de leur présence parmi les bâtisseurs des pyramides?

    Qu’est ce qu’on en a faire de ces deux cyniques de Gbagbo et de Ouattara qui ne soucient pas du peuple ivoirien et qui tous les deux sont animés d’un Nationalisme qui n’a rien à envier à celui d’un Hitler ou d’un Lepen! Tes deux textes pro-gbagbo, personne ne les lira mon frère! Les gens sont fatigués de ces deux zozos! Sers – nous autre chose! Et puis que diras-tu de mieux que ce que vient d’écrire Monenembo sur la situation en RCI et en Guinée: lui au moins est IMPARTIAL et a fait une analyse objective bien loin au dessus des blablateries de ton Probst.
    A Brazza le courant d’Imboulou est déjà arrivé à Nkombo; la statue de Jacques Opangault a fauté au niveau des oreilles, car on lui a collé des oreilles courtes et normales alors que tonton Opangault avait des oreilles aussi grandes que celles d’Obama. Les sculpteurs ont ajouté 5 cm à la taille de tonton Youlou qui mesurait 1,55cm. Ils ont fait un Massamba Débat défait de son sourire en coin, alors que ce tonton avait toujours ce sourire à la Toussaint Louverture c-a-d qu’il souriait sans montrer ses dents. Quant à Marien Ngouabi, ils lui ont retiré quelques grammes de graisse: le tonton était dodu! Brazza a emboîté le pas à Bamako, Ouagadougou et Cotonou pour ne pas parler de Dakar. Les libanais sont en train de s’enraciner, ils prennent les plus beaux sites pour ouvrir des restaurants (pas du coeur)! Tandis que les congolais s’enferment des bars -dancing VIP pour s’imbiber de bierre en attendant le dimanche et aller hurler « Alléluia, Amen » ou à regarder les danseuses remuer obscènement leur derrière à la télé en prétendant que c’est de la culture! En dessous de tout cela, l’islam avance à pas sûr, à pas lent et demain quand AQMI (Al qaida au Maghgreb islamique) deviendra AQFE (Al Qaïda en Forêt équatoriale) ne viens pas me dire que tu ne savais pas.
    Bien le salut

  5. 4 01 2011
    Alain (09:49:17) :

    Bonne année tout le monde,

    Je n’aime pas la politique, mais à la longue, je trouve amusant la scène ivoirienne et les chroniques de Bambi à ce sujet sont plus drôles qu’autre chose.

    Je ne connaissais pas T. Obou et je vais peut-être acheter ce livre. C’est aussi cela qui est plaisant dans cet espace, c’est de découvrir des auteurs méconnus ou connus mais qui ne bénéficient pas de l’audience requise dans les autres blogs ou sites. Prenons par exemple J. Ollandet et T. Obenga, tu nous as présenté des livres d’eux ici, et même J. Mampouya: combien d’internautes congolais en parlent? Quand il faut insulter les autres, ils sont les premiers.

    Alain

  6. 7 01 2011
    Gangoueus (05:07:09) :

    Je te souhaite une bonne et heureuse année 2011, cher Obambé!

  7. 7 01 2011
    Obambé GAKOSSO (10:43:47) :

    Mbote ndeko Gangoueus,

    Buanana à toi aussi, avec des livres de plus en plus passionnants à nous faire découvrir.

    @+, O.G.

  8. 9 01 2011
    St-Ralph (19:42:35) :

    C’est vrai que j’ai tendance à choisir les livres qui me parlent du passé de l’Afrique que ceux qui parlent du présent. Mais celui-ci mérite sans doute que je m’y arrête parce que les signes extérieurs de sous-développement m’intéressent.

    @ Letsaa la Kosso

    Il me semble sincèrement que ce qui se joue en Côte d’Ivoire est une page entière de l’histoire entre l’Afrique et les anciens colonisateurs qui se joue. Sans t’en abreuver en permanence, je crois qu’il faudra que tu gardes un oeil attentif sur l’évolution des choses. Crois-tu sincèrement qu’une simple querelle entre deux leaders d’un si petit pays d’Afrique mérite que les Etats-Unis d’Amérique, la France, les pays Africains pa L’U.A et la CEDEAO se mettent en branle ? Le Burkina a fait ses élections sans que les plaintes des opposants aient suscité le moindre émoi. Cela donne à réfléchir. Comme disait un internaute, dans dix ou quinze ans, on va nous sortir un film pour nous expliquer les enjeux extérieurs. Surtout ne perd pas de vue que de ce peitit pays dépend une très grande partie de l’économie de la sous-région. Comme disait unnjournaliste sur france Inter, les premiers qui vont ressentir la Crise Ivoirienne, ce sont ses voisins du Nord. Cela mérite de s’y arrêter souvent.

    D’autre part, je pense que parler de tout est une très mauvaise chose. Obambé connaît mieux la Côte d’ivoire que l’Egypte. Cer qu’il pourra dire de ce qui sy passe actuellement ne sera qu’une reprise de ce que tout le monde dit. Il vaut mieux parler de ce que l’on connaît – comme il le dit dans son article – plutôt que de paraître un spécialiste de ce que l’on ignore. N’es-tu pas d’accord avec nous sur ce chapitre, Letsaa ?

    Bon, parlons d’autres choses. Justement, j’avais oublié de te souhaiter une bonne année pleine de lectures intéressantes ! C’est fait !

  9. 10 01 2011
    Letsaa La Kosso (08:44:04) :

    @ Raph
    Et ravie de te voir de retour (même si tu ne nous as jamais quittés)
    Comme je l’ai dit sur l’autre file, je suis pour le moment dans des circonstances qui ne me permettent de te répondre adéquatement. Deux petits points: a) les voisins du nord étranglés économiquement: cette menace a été brandi il y a plus de 10 ans; les voisins du nord ne s’en étaient pas trop mal tirés puisque le transit vers ces pays s’est rabattu vers d’autres pays voisins avec accès à la mer. b) « Spécialiste de ce que l’on ignore » j’ai bien aimé cette expression. Personnellement je me méfie des spécialistes et des experts et je trouve ça très triste, limitant et dommage de s’enfermer dans une seule spécialisation. Avoir vécu en Côte-d’Ivoire, au Bénin, au Sénégal et un au Cap-vert ne font pas de moi une spécialiste de ces pays. Avoir visiter la pyramide de Cheops ou entrepris une croisière sur le Nil ou avoir lu les livres de C.A. DIOP, visité Thiétou où il repose repose pour l’éternité ne font pas de moi une égyptologue. Et je suis parmi ceux qui condamnent les « touristes spécialistes » ceux qui après visité un pays pendant deux semaines ou un an se clament grands spécialistes des ce pays.
    En tout cas, je regrette que le frangin Kocoumbo et toi-même Saint Ralph vous évitez sur cet espace, vous vous croisez sans vous arrêtez car il serait plus hautement constructif que les deux fils de la RCI que vous êtes, qui connaissez très bien le pays, échangez sur cet espace et nous enrichissez de vos avis qui sont contraires mais ô combien intéressants!
    Bonne année à toi aussi Frangin
    Bien le salut.

  10. 10 01 2011
    Obambé GAKOSSO (16:41:58) :

    Mon cher St-Ralph,

    Je tenais aussi à présenter ce livre car je pense que ce genre d’espaces doit aussi servir à ça: mettre en avant ces acteurs de l’ombre, ces auteurs méconnus. Et quand en plus, j’apprécie, je partage.

    @+, O.G.

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