Interviews de blogueurs (2): Liss Kihindou, la suite. « Apprendre à se relever même des pires choses »

19 05 2010

detonation1.jpgimages3.jpg Liss et sa dernière publication*

JE VOUS AI FAIT LANGUIR UN PEU avec la 2e partie de l’interview de Liss K. qui, a priori, vous a tous fait plaisir, si j’en crois vos retours, sans parler des mails et des coups de fil de ceux qui ont toujours horreur de répondre directement sur les blogs ou dans les fora. Tant mieux alors! Aujourd’hui, c’est la 2e et, à mon grand regret, dernière partie de cette interview fleuve que j’ai réalisée en sa compagnie (en espérant qu’à l’occasion de sa prochaine publication nous irons en profondeur dans son oeuvre). La lire parler de littérature est un vrai délice pour l’esprit, un mets de choix. Il n’y a pas à dire, la Culture et l’Instruction sont au coeur de cette mère de famille et, encore une fois, je le dis, il ne faut point désespérer du Congo et des Congolais dans leur ensemble: yes we can! J’espère que c’est la partie la plus drôle des deux inters. Enfin, à vous de voir!

Obambé GAKOSSO, May 2010©

**********************************************************************

On a du te demander quelle est la part de ce que tu as vécu dans tes livres. Cela te fatigue comme question?

On ne m’a pas vraiment, ou pas directement posé la question, mais je la lis parfois dans les regards. Je m’inspire en effet de ce que moi-même ou des proches ont vécu. Il y a aussi des faits, des témoignages entendus ici ou là, à partir desquels je recrée une histoire. Il y a toujours une part de soi et une part de fiction dans une oeuvre.

Revenons à ta dernière oeuvre. Sans l’avoir lu, je sais que les drames congolais de ces 17 dernières années t’ont fortement inspirée. Y a-t-il meilleure source d’écriture que le drame?

Beaucoup d’oeuvres inspirées de tragédies vécues par l’humanité ont marqué, parfois plus fortement  que des oeuvres… disons sereines, mais ce n’est pas précisément parce qu’elles étaient tragiques que ces oeuvres étaient touchantes, c’est parce que le tragique qu’elles exprimaient était le reflet même de la vie, parce qu’elles nous interpellaient tous, d’une manière ou d’une autre. 

Passer de « J’espère » à « Détonations et Folie », cela ressemble à du pessimisme. Liss est-elle une fille triste? A-t-elle tourné le dos définitivement à l’espérance pour attendre sagement la fin des temps, que le chaos emporte tout?

Au contraire, tu verras quand tu liras, que c’est le même chant qui continue, celui de l’espérance.

Que fais-tu à ton propre niveau, aussi minime soit-il pour que cela ne se reproduise plus jamais, ces drames?

Eh bien je prie, et j’enseigne l’amour à mes enfants, dans l’espoir que toutes les mères, tous les parents le font également. Si nous prions tous sincèrement et si nous baignions tous dans l’amour, par où passerait la haine?

Il t’est arrivé de collaborer avec le site www.afrology.com. On n’y voit plus tes chroniques. Vous êtes fâchés?

Pas du tout. C’est juste une question de temps, je ne produis pas autant d’articles que je souhaiterais, et je collabore à la mesure de mes possibilités.

Certains auteurs bénéficient d’une bourse d’écriture pour écrire un livre. Ça tombe sur toi, tu as un an pour rendre un roman. Pour le thème, tu choisis: l’amour, la haine, la guerre, la paix.

Ce sera l’amour de la paix et la guerre de la haine.

On t’offre l’occasion unique d’aller enseigner 6 mois hors d’Afrique et hors d’Europe, tu choisis…

Il faudrait déjà que je commence  à apprendre les langues de là-bas!

Il n’y aurait pas moyen d’amener tes enfants là-bas. Au bout de 6 mois tu rentres et tu trouves ta bibliothèque saccagée, tes livres illisibles. J’imagine que tu demandes le divorce…

Tu entends par là que ce serait le père de mes enfants qui aurait tout saccagé? Alors, ce ne serait plus le même homme, car c’est quelqu’un qui, en général, a le respect des choses, à combien plus forte raison celles auxquelles on tient beaucoup. Connaissant mon attachement à mes livres, il ne se permettrait pas de les détériorer.

C’est fait, la Révolution a eu lieu sur les bords du Congo. Un très bon ami est à la tête du pays et il te donne le choix: ministre de l’Éducation nationale ou de la Culture. Ton choix? Tes 1e mesures?

Ouh là! ministre? Tu n’y vas pas de main morte. Est-ce que j’ai la trempe d’une femme politique? Quoique, si c’était un très bon ami, le nouveau président, cela me ferait plaisir de travailler avec lui. Sérieusement, faut-il être forcément dans le gouvernement pour faire avancer les choses? Chacun, là où il se trouve, peut faire entendre sa voix, faire des propositions. Tiens, il n’y a pas longtemps, Noël Kodia publiait un texte sur Congopage dans lequel il déplorait le manque d’organisation d’un vrai salon du livre au Congo. Qu’est ce qui manque par exemple pour ce genre d’initiatives? Noël Kodia n’a pas attendu d’être ministre pour exprimer cette attente, ce besoin d’avoir des rendez-vous culturels dignes de ce nom. Il y a beaucoup à faire dans notre pays du point de vue Éducation et Culture. On peut déjà commencer par le commencement: l’état des écoles, des classes, avec des infrastructures suffisantes, avec du matériel adéquat. Après les guerres civiles, certains écoliers étaient tenus de ramener chacun son siège car les tables et bancs avaient été saccagés. Je ne sais pas si, depuis, tout a été restauré. Il faudrait aussi permettre l’accès à un PC et à Internet dès le primaire, faire de telle sorte que chaque quartier dispose d’une bibliothèque aussi bien que d’une salle de spectacle, un cinéma… Bref, il y a tant de choses à dire, à faire…

Quelques semaines après, contre-Révolution et on te donne le choix: faire allégeance au nouveau pouvoir, conserver tes responsabilités, avec le droit de continuer tes réformes. Sinon, affectation dans un obscur village congolais pour aller faire les champs. Je te signale que ce très bon ami lui est en prison.

L’expérience a montré que, quand un nouveau venu arrive, il balaie tous ceux qui étaient là auparavant ou tout ce qui avait été fait précédemment, pour placer sa propre équipe, ses propres projets, sans discerner et se demander si, dans le travail précédent, il n’y avait rien à récupérer, s’il ne pouvait pas garder des personnes qui peut-être l’aideraient à faire avancer le pays. Si je ne suis pas tout simplement éliminée, c’est qu’on aura fait un grand pas vers la démocratie.

Dans la même veine ou presque, dans une interview, tu dis: « (…) dans la seule université que nous avions (…) » Pourquoi faire preuve d’autant de générosité, il n’y a toujours qu’une seule université au Congo…

C’est vrai, je te l’accorde: un point pour toi.

Ken Bugul pense que la polygamie est une bonne chose d’autant qu’elle permet aux femmes de prendre le temps de vivre et de se reposer. Et Liss Kihindou?

A chacun ses choix, à chacun ses besoins aussi. Il y a un souvenir qui me revient: nous étions, mes frères et moi, allés passer les vacances non loin du village où avait été affecté mon père, à Kimbédi***, je devais avoir dans les 13-14 ans. Et là-bas, j’ai pu observer deux coépouses qui s’entendaient comme des soeurs: elles se complétaient, s’entraidaient. Elles n’étaient pas des rivales, elles étaient des amies. L’une était stérile, l’autre était à son 9e gosse je crois. Je ne sais si la stérilité de l’une était pour quelque chose dans le fait que le mari ait une 2nde épouse, mais ce que je sais, ce que j’ai vu, c’est que des fois, celle qui était mère allait aux champs et l’autre gardait son dernier-né, s’en occupant exactement comme si c’était le sien. Je ne les ai jamais entendu se disputer, au contraire, elles bavardaient souvent ensemble, préparaient le manioc ensemble… Ceci dit, ce n’est pas fréquent de voir une telle harmonie entre des coépouses. En ce qui me concerne, en ce qui nous concerne mon mari et moi, on est d’accord sur une chose: pas de polygamie, ni de polyandrie.

La fille de Liss a 30 ans, un superbe boulot t elle va convoler en justes noces. Or, Liss connaît le fiancé qui est un homme « très marié ». Liss laisse faire et en fait un roman?

Je pense que j’aurais tenté auparavant de la convaincre de ce qu’elle ne fait peut-être pas le bon choix. Si je n’y parviens pas, elle reste ma fille tout de même et il me restera à espérer qu’elle ne souffre pas.

Il y a une mode qui sévit au Congo et dans d’autres pays au Sud du Sahara (celle des 3 « V », villa, voiture, voyages) demandées par nombre de filles et femmes à leurs hommes, pour un jour ou plusieurs de bonheur.

Eh! bien, la mode et moi ça fait souvent deux.

Liss et le sport, c’est…

Déjà que je n’ai pas suffisamment de temps pour lire tous les livres que je souhaiterais, alors le sport… De toutes les façons je le fais tous les jours: j’utilise les transports en commun, et ceux qui sont en transport en commun comme moi marchent beaucoup.

Quelle maman est Liss avec ces enfants?

Une maman qui voudrait être parfaite mais qui se reproche chaque jour de ne pas l’être.

Liss regarde la télé avec les enfants, il y a une scène interdite aux enfants de moins de 18 ans alors que tu ne t’y attendais pas. Tu envoies les enfants vite fait au lit…

Tu as de ces questions! (Rires) Pourquoi les envoyer au lit alors qu’on est censé passer un moment ensemble? Je change plutôt de chaîne, et si la télécommande est plus près de mon fils que de moi, il sera plus prompt que moi.

Quelles langues parles-tu? Quels sont tes mots préférés dans chacune de ces langues et ceux que tu n’aimes pas du tout?

Comme la majorité des Congolais, je parle le kituba (munukutuba), le lingala (mais l’accent et la fluidité ne sont pas parfaits), le lari qui est dérivé et plus aisé que le kikongo. J’ai encore quelques bases de bulgare, que je parlais très couramment dans mon enfance. En effet, j’ai passé quatre ans (83-87) en Bulgarie où ma mère a séjourné pour études. Je me souviens que, avec les petites camarades bulgares j’avais appris plus vite la langue qu’elle qui avait passé une année entière à l’apprendre avant de commencer vraiment sa formation. C’est même moi qui l’aidais à comprendre certains mots. Aujourd’hui, c’est le contraire, elle se souvient mieux de cette langue que moi. Et puis, je n’oublie pas le français bien sûr!

Quant aux mots préférés, y a-t-il un mot plus beau que « luzolo » ou « bolingo », autrement dit « amour »? Les mots que je n’aime pas? Tous les mots peuvent devenir blessants dans un certain contexte, de simples mots peuvent être des lames, coupantes comme un poignard, ou des balles qui perforent le coeur, et je n’aime pas pas les armes, donc attention au contexte!

 Comme certains parents africains en Occident, utilises-tu une autre langue que le français pour parler à ton mari, afin que les enfants ne comprennent rien?

Oui, la conversation glisse automatiquement en lari lorsqu’on ne souhaite pas être entendu des enfants. Ils apprennent le lari, connaissent des mots, des phrases, mais ils sont encore loin de comprendre toute une conversation. Ils veulent apprendre plus vite pour capter tout, en attendant, nous on en profite pour parler de choses privées.

A l’école, t’en sortais-tu plus avec les matières dites littéraires ou dites scientifiques?

Les matières littéraires! En sciences physiques et maths, mes notes étaient très peu reluisantes. Lors des contrôles, je ne répondais qu’aux questions de cours. Le jour du BEMG****, j’ai répondu à une ou deux questions puis j’ai croisé les bras. Mon voisin, voyant cela (il était calé en maths) et ayant de la compassion pour moi, s’arrangea pour placer ostensiblement sa copie, de manière à ce que je puisse copier. Mais ce n’était pas en ayant quelques points de plus grâce à lui que j’allais me retrouver avec une bonne moyenne en maths! C’était clair pour moi que ce n’était pas mon truc et je l’assumais. Mais j’ai bien remercié ce voisin, à la fin, pour sa générosité. Cela ne se rencontre pas souvent.

On a parfois ou souvent des profs qui nous ont le plus marqué en nous transmettant une passion, un art que nous avons gardés ou que nous développons avec le temps. Collège et lycée, y en a-t-il eus qui t’ont fait aimer les lettres?

De tous les profs que j’ai eus, il y en a deux dont je me souviendrai toujours, il s’agit du prof de 6e, M. Hyacinthe Bassoueka, et celui de terminale, M. Biakoro. Je ne saurai dire pourquoi exactement, mais ils m’ont marquée. J’avoue que j’étais un petit peu amoureuse de mon prof de 6e. En terminale, nous avions le roman Le cercle des tropiques*****, d’Alioum Fantouré au programme. Eh bien j’identifiais le personnage principal à M. Biakoro. Je relirais Le Cercle des Tropiques, aujourd’hui que je lui donnerais le visage de M. Biakoro.

Obambé GAKOSSO, May 2010©

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*: Détonations et folie, L’Harmattan, collection Encres noires, octobre 2007. Le livre est encore en stock, achetez-le, lisez-Liss!!! Offrez des Liss!!! Effeuillez des Liss!!!

**: http://aflit.arts.uwa.edu.au/Liss.html

***: Localité située dans la Bouenza, au Sud-Ouest de Mfoa

****: Brevet d’études moyennes générales, sanctionnant les 4 années de collège avant l’accès au lycée

*****: Présence Africaine, 01/09/1991, 311 pages

Pour en savoir plus sur Liss K.:  http://www.blackmap.com/spip/spip.php?article673, http://aflit.arts.uwa.edu.au/AMINAkihindou2008.html,


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12 réponses à “Interviews de blogueurs (2): Liss Kihindou, la suite. « Apprendre à se relever même des pires choses »”

  1. 19 05 2010
    Mosakoli (09:50:28) :

    Salut Obambé, Mboté ndeko mwasi Liss,
    J’ai lu cette interview en entier, c’est vraiment intéressant de savoir que le Congo dispose des attouts et des talents pour avancer, par contre ce qui se passe sur le terrain nous reflète le contraire. On compte des écrivains dans le gouvernement (H.Djombo, JC Gakosso, Sassou lui même lol, feu Loutard, j’en passe), mais personne ne songe vraiment à certains points que vous avez soulevés dans cet entretien (bibliothèques, salles de ciné, de spectacles, bref). Parlant de l’université, ha ha ha permettez moi ça comme disait Lissouba « laissez aux zaïrois ce qui leur reste, l’humour » …
    En toute sincérité, je suis très fier de toi pour ton blog qui est comme un endroit où on vient se ressourcer, se rafraichir comme disait Koffi « na sé ya nzété ya lidamé »; notre soeur Liss, pour son franc parler, sa détermination, c’est bien. Je prefère rester avec des gens comme vous où on peut tenir un débat sans complaisance.
    J’ai lu sur congoplus, un certain Kovalin dire  » Vivre avec nos frères du Nord dans la confraternité ou nous séparer à l’amiable. » , il veut diviser le Congo ou quoi? A le lire, je crois que même El Sas est plus digne que lui. J’aimerais quand même lire un post sur ton blog à ce sujet, comme ça on pourra en discuter; pour information voir « Le Chef de L’Etat reçoit Jocelyne Lissouba – on Dailymotion
    http://www.dailymotion.com/video/xdcl2y_… », ça devrait pousser certains à refléchir, on me dira que pour refléchir il faut avoir un cerveau, j’espère que tous on en a un. On donnera raison à Descartes « je pense donc je suis »
    Bonne journée à tous.
    Mosakoli

  2. 19 05 2010
    Letsaa la Kosso (22:10:24) :

    L’Iguane, c’est vrai qu’il nous faut un débat sur le Fondateur de la Tribalité!
    Bien le salut.

  3. 20 05 2010
    Alain (08:26:11) :

    Bambi,

    Intéressante, cette deuxième partie d’interview.
    On se rend bien compte que notre soeur adore vraiment la littérature. Elle est à fond dedans. Il y a tellement de sujets que tu as abordés là sur lesquels j’aimerais rebondir.
    Mosakoli, mais pourquoi tu nous dis que tu as lu jusqu’au bout? D’habitude, tu ne le fais pas?
    Cette histoire de tribalité me fait bien rire: j’espère que vous avez tous et toutes compris que c’est un créneau qu’il a crée pour exister? Dès qu’il en aura l’opportunité, il ira à la première mangeoire qui l’invitera, c’est comme ça. Le Sud, le Nord, c’est quoi ces notions? Je vous invite tous et toutes à lire le très beau texte de Liss Kihindou sur son blog, http://lissdanslavalleedeslivres.blogspot.com/2010/05/langue-tribu-ethnie-region-point-fort.html (datant du 03 mai dernier, les tribalistes congolais doivent être fâchés en lisant des choses pareilles, hein?).
    Je veux bien que l’on débatte de tout, de ceci, et de cela, mais quand on initie un débat et que les autres vous interpellent, la moindre des choses est de leur répondre, et non pas de les snober. C’est pourquoi je ne vais jamais dans ce genre d’espaces que je me garderai de qualifier de leurs vrais noms pour ne pas subir la censure de Bambi.
    Liss, je reviens sur ton interview plus tard, il faut aller manger.

    Alain

  4. 20 05 2010
    Mosakoli (12:36:13) :

    Alain,
    Si je lis toujours jusqu’au bout, c’était juste une manière de parler, merci beaucoup.
    Concernat Kovalin, c’est ce que je dis aux gens, ce même Kovalin, son papa est resté longtemps pote de Sassou, avec une voiture de marque peugeot 504, de couleur noire, avec une étoile rouge, ça vous rappelle un truc non? Aujourd’hui il veut nous divertir, n’importe quoi!
    Je vais visiter le blog de notre Liss quand j’aurai le temps, pour ma part je vous invite à manger une noix de Kola avec Moïse
    http://www.youtube.com/watch?v=V9JTa25L_Mk
    Bambi,
    J’attends toujours pour l’association …
    Bien à vous.
    Mosakoli

  5. 20 05 2010
    Letsaa la Kosso (20:00:40) :

    Salut Liss,
    Tu n’aimes pas les larmes, moi je les aime parce qu’elles ne mentent jamais.
    Il n’ y a de plus vraie qu’une larme qui coule: larme de joie, lame de bonheur, larme de douleur, larme de colère, larme de plaisir, larme de…pour qu’elle coule, il faut que quelque chose de très profond et de très sensible ait été touchée.
    Bien le salut.

  6. 20 05 2010
    Obambé GAKOSSO (21:28:30) :

    Bonsoir tout le monde,

    Erratum: Lire « (…) LAMES, (…) » au lieu de: « (…) LARMES, (…) ».

    @ suivre, O.G.

  7. 21 05 2010
    Gangoueus (00:26:31) :

    Obambe,

    Nous venons d’un pays extrêmement violent. Aussi, nous devons mesurer le poids de nos mots (quelque soit l’humour qui sous-tend ton propos). Ton exemple imaginant Gangoueus à la tête du pays me parait déplacer. Aussi, je souhaiterais que tu remplaces Gangoueus par un autre nom.

    J’espère que tu me comprends.

    Bien à toi,

  8. 21 05 2010
    Obambé GAKOSSO (06:42:25) :

    Gangoueous,

    Autant pour moi, toutes mes excuses pour le désagrément causé.

    O.G.

  9. 21 05 2010
    Gangoueus (08:59:42) :

    Bonjour Obambé,

    Merci pour ta compréhension.

    Bien à toi,

  10. 31 05 2010
    St-Ralph (17:45:48) :

    Je suis content de découvrir cet entretien qui me permet de connaître un peu plus la blogueuse Liss. Ses propos sont ceux d’une femme sage dont les vues culturelles pour son pays me séduisent.

    Il n’ y a pas longtemps, je disais à un ami que du repeuplement de l’Afrique viendra son essor dans beaucoup de domaines. Tout pays à forte population a déjà cette chance d’avoir pour chacun de ses fils audacieux un marché conséquent pour consommer sa production et faire sa fortune. Ce que vit le Congo sur le plan littéraire est tout à fait enthousiasmant. Je crois avec Noël Kodia que le congo peut, aujourd’hui, s’offrir un salon du livre.

  11. 1 06 2010
    B.C. (14:44:17) :

    C’est un plaisir de lire cet entretien, un plaisir.

    Bravo à Bambi pour les questions, et surtout merci à Liss de s’être prêtée au jeu, vraiment merci. On a pprend beaucoup avec toi aussi.
    On est nombreux à avoir subi la guerre et à ne pas avoir de haine envers son prochain, Dieu merci.

    B.C.

  12. 2 06 2010
    kinzy (02:26:51) :

    Hi Bambi,
    Liss , la perle du Kongo !
    Fos

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