The White Massaï, par Letsaa la Kosso

29 04 2010

kosso.jpgKosso 

DANS LES RAPPORTS SUD/OCCIDENT, Occident/Sud, il y a parfois ce genre d’histoires, pour ne pas dire souvent. Ce genre d’histoires d’amours que l’on pense insolites au départ, tant les protagonistes n’ont a priori aucune chance sinon une chance très infime de se rencontrer et d’aller au-delà de rapports cordiaux, amicaux voire encore de « bizness ». Qu’est ce qui pouvait prédestiner une Corinne Hofmann*, débarquant de sa Suisse avec son petit ami (Marco) à partager intimement la vie d’un Lketinga, un Masaï de chez Masaï, avec qui ils n’ont aucune langue en commun, qu’ils peuvent sérieusement parler, si ce n’est un anglais boiteux? Letsaa la Kosso nous offre un aperçu de cette histoire incroyable.

Obambé GAKOSSO, April 2010©

 chlk.jpg Corinne et Lketinga

The White Masaï/ La Masaï blanche ou l’histoire d’une aventurière suisse… 

…qui devient écrivaine de renommée internationale. 

L’HISTOIRE EST VERIDIQUE, le livre autobiographique ! Corinne Hofmann  (C’est ainsi qu’elle s’appelle) en vacances au Kenya en compagnie de son petit ami embarque dans un de ces  petits bateaux rapides (sur le fleuve Congo nous  les nommons « Vedettes ») pour rejoindre Nairobi après un safari.  Apercevant un Masaï assis sur un siège à l’opposé de là où se trouvaient nos deux touristes, Marco, le petit ami, s’empresse de souffler à sa copine « voilà un Masaï ! » comme savent le faire certains touristes indélicats qui entretiennent dans leur imaginaire toutes sortes de préjugés et de stéréotypes à l’encontre de tout ce qui ne leur ressemble pas. En murmurant son « voilà un Masaï » le pauvre homme ne se doutait nullement que leur destin allait basculer. Car: « And then it’s as if I’ve been struck lightning. A tall, dark brown, beautiful exotic man lounging on the quayside looking at us…My God, he‘s beautiful than anyone I’ve ever seen. He is wearing almost no clothes – just a short red loincloth- but lots of bright pearls…Et ça continue, et ça continue!  Elle venait d’être foudroyée par la beauté exotique du grand et beau Masaï, un homme d’une beauté dont elle ne se souvenait jamais en avoir vu de pareil. Et, presque nu (selon elle), puisqu’il ne portait comme seuls habits qu’un bout de pagne rouge (le pagne rouge qu’on porte jeté sur les épaules est la tenue traditionnelle des Masaï). Le coup de foudre (eh oui ça existe !) va donc la pousser à abandonner Marco son copain suisse avec lequel elle était partie découvrir l’Afrique des Safaris ! Elle laisse tout tomber : sa boutique en Suisse, sa famille, ses amis, sa vie…et, elle  atterrit dans l’Afrique des profondeurs, dans le village du divin Lketinga, le Masaï, qui, lui-même ne comprend pas ce qui lui arrive. Elle fera des pieds et des mains pour faire comprendre à « son masaï » comme l’appelle, qu’elle aime, qu’il est ce qui compte le plus au monde pour elle, etc, etc. Et le Masaï qui se laisse entraîner dans le tourbillon d’un amour auquel il ne comprend rien mais qui lui tombe sur la tête …sans pour autant lui faire perdre sa tête, puisqu’il ne renonce ni à sa qualité de guerrier masaï avec ses longs cheveux tressés, son visage décorés, son maquillage corporel toujours impeccable et surtout ses longues soirées et nuits passées avec les autres guerriers de son groupe ethnique : les Samburu. 

chdaughter.jpgNapiraï & Corinne

DE LUTTE EN LUTTE, d’humiliation en humiliation, d’explication en explication, de gesticulation en gesticulation (Corinne parle à peine l’anglais et Lketinga, pire encore) le couple aura deux mariages : un mariage à l’état civil à  Nairobi et un mariage traditionnel à Barsaloi (le village masaï de l’élu du cœur) avec une mariée habillée en blanc et un mari à moitié nu (les photos sont dans le livre) entre les vaches, les cabris, les moutons, les poules, les puces et les punaises !

MAIS L’AMOUR EST UN PHÉNOMENE insaisissable et surprenant ! Soit il vous foudroie comme cela a été le cas pour notre « White Masaï », soit il prend tout son temps avant de montrer le bout de son nez. Soit vous passez l’un à côté de l’autre sans vous voir, soit vous vous croisez sans vous rencontrer, soit vous vous rencontrez sûrement quand il est trop tard! Toujours est-il qu’après la naissance de leur fille Napiraï (à qui le livre est dédié), Lketinga est à son tour rattrapé par la maladie d’amour et son pendant la jalousie, plus maladive que l’amour lui-même. 

images14.jpgCorinne Hofmann

ET, CE FUT LA DEGRINGOLADE qui poussera Corinne à s’enfuir  du Kenya pour retourner chez elle en Suisse avec leur bébé, laissant tout derrière elle (comme elle l’avait fait en quittant son pays  poussée par l’amour) y compris le pauvre Lketinga, murmurant, dubitatif : « I don’t  know if I see  you and Napiraï again ! ». 

QUELQUES JOURS PLUS TARD, Lketinga le masaï recevra une lettre expédiée depuis la Suisse : « …Please don’t be sad, Lketinga. You‘re young and good-looking and you’ll find a better wife. Napiraï will always remind me happily of you. Please try to understand me!” 

LE LIVRE DE CORINNE HOFMAN a été vendu à 4 millions d’exemplaires (un best seller!). Corinne vit aujourd’hui au bord du lac Lugano avec sa fille Napiraï. Elle a écrit un autre livre « Reunion in Barsaloi » (Retrouvailles à Barsaloi) relatant son retour au Kenya après 14 ans de séparation. Un film du même nom (White Masaï) a été projeté sur les écrans en Allemagne  au mois de septembre dernier. Corinne connaît le succès, mais… …Qu’en est-il  de Lketinga, le divin et exotic  masaï ? 

Letsaa la Kosso, April 2010©

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*La Massaï Blanche, Poche, 2002; Retour d’Afrique, avec Gemma d’Urso, Presses du Belvédère, 2007


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20 réponses à “The White Massaï, par Letsaa la Kosso”

  1. 29 04 2010
    kinzy (12:04:17) :

    Hi Letsaa, Obé, tous,
    Letssa glisse moi l’adresse de ce beau Masaî.
    J’irai lui raconter des variantes sur la même thème. Mes frères rastas vivent la même situation . Et pourtant, ils parlaient la même langue..

    Nègre ta beauté te perdra (-)

    Fos

  2. 29 04 2010
    Mosakoli (14:48:59) :

    Salut Obambé, LLK,
    Ce récit me rappelle le documentaire que j’ai suivi lors du festival du cinema de l’Amérique Latine dans ma ville, il est intitulé « alamar ».
    En tout cas, basi yango balukaka nini?
    Et pourquoi elles attendent seulement qu’ils aient un enfant pour enfin décider ou comprendre qu’elles ne sont pas faites pour vivre dans la jungle? Franchement, pensent-elles à ces petits enfants qu’elles mettent au monde? Entre les coutumes de papa et la civilisation de maman? Pourquoi pensent-elles qu’elles ont toujours le droit de s’en fuir avec les enfants? Et les pères, n’ont-ils pas envie d’éduquer leurs enfants à la manière de la jungle?
    Encore si ce n’était qu’une histoire de sexe, j’allais comprendre parce que ces femmes-là ont des fantasmes que je ne comprends pas, mais faire un enfant, c’est beaucoup d’étapes, entre la grossesse, l’accouhement et le temps que l’enfant atteigne l’age où la maman décide de partir parce que la vie ne lui convient pas, il s’écoule beaucoup de temps. Batika biso soki balingi biso té! N’importe quoi!
    Mosakoli

  3. 29 04 2010
    Letsaa La Kosso (15:32:50) :

    Hi Kinzy,
    Tu veux son adresse? la voici!
    Lketinga Lapermoja (ou quelque chose comme ça)
    Route du Kilimanjaro
    3ème Savane, 8ème Acacia
    5ème hute sous l’Acacia
    Téléphone Mobile: Tut tut tut7568
    (Attention: caractéristique particulière: porte une cicatrice côté gauche de la poitrine.)

    Mosakoli,
    Donne nous plus de détails sur ce documentaire! Ce soir moi je suis invitée à une séance de projection-débats privée dans ma ville à moi! Va falloir que je développe mes arguments car ça va chauffer entre les supporters de Corinne et les Anti-Corinne!
    Bien le salut!

  4. 29 04 2010
    kinzy (15:44:31) :

    MDR
    Merci Letsaa ,j’y manquerai pas de faire un tour .
    Mosakoli je bois une tisane à ta santé, tu dis si bien les choses !

    Fos

  5. 29 04 2010
    Mosakoli (21:31:07) :

    Salut à tous,
    Merci Fos.
    LLK,
    Dommaage que je sois rentré tard et que je te réponde tard je crois aussi.
    C’est une femme italienne qui était allée visiter une île mexicaine (là où ya la marée noire en ce moment), et elle a eu coup de foudre sur un mec qui vit dans la mer, ils ont eu un enfant, et après elle décide de quitter le mec parce que la vie ne lui plaisait pas, elle voulait retrouver sa civilisation et elle est partie avec l’enfant, c’était un garçon voilà un peu!Tu peux chercher sur le net je crois que tu pourras trouver des extraits de ce documentaire! (Alamar = à la mer, c’est espagnol)
    Bien à vous!
    Mosakoli

  6. 29 04 2010
    Letsaa la Kosso (21:45:46) :

    Merci beaucoup. Il s’agit du documentaire de Pedro Gonzalez Rubio. Je viens d’en voir des extraits. Lui au moins est content puisque selon « leur » entente, elle lui avait promis que le petit garçon reviendra passer quelques mois de l’année avec son père. Une chance de Lketinga n’a pas eu (du moins c’est ce qui apparaît dans le livre).
    Bien le salut.

  7. 30 04 2010
    Obambé GAKOSSO (15:29:59) :

    @ Kinzy et Mosakoli,

    Je comprends très bien vos avis.
    Nos pays (ceux du Sud, les fameux pauvres) devraient réfléchir à deux fois sur toutes ces questions : comment et pourquoi on nous prend nos enfants à tout bout de champ par n’importe qui, n’importe comment ? Et nous sommes là en train de pleurer ou de laisser faire. Je sais bien qu’un mâle, tant qu’il est vert peut procréer, mais le destin de ces enfants arrachés à leur terre natale, privés de l’affection paternelle devrait faire réfléchir plus d’une fois.

    Quant à Corinne H., je ne la blâmerai pas, c’est culturel et humain. Le fantasme sur le Nègre ou plutôt LES fantasmes sur les Nègres, on les connait tous et toutes. Je ne peux lui en vouloir de prendre cette enfant avec elle. On n’a pas encore trouvé la formule pour couper les enfants en deux, sans que ces derniers ne subissent de dégâts et en permettant aux parents d’avoir un bon morceau avec eux. Non, les séparations, quelles que soient les formes. Il faut essayer de trouver dans ce cas, au-delà des intérêts égoïstes des uns et des autres, une solution arrangeant au max tout le monde. Il ne me viendrait même pas à l’esprit, moi, le Nègre pas encore fondamental (mais qui aspire à l’être), venu du fin fond de ma forêt équatoriale, vivant en Occident, de faire des enfants avec une Leucoderme ou plusieurs (soyons généreux, hein ? pourquoi faire petit quand on voit grand, hein ?) et, un beau jour, parce que j’en ai marre de la SNCF, ou de la RATP, je les réunis et hop je leur balance : « Merci pour ces merveilleux enfants que vous m’avez aidés à faire, embrassez les gaiement, follement car je dois rejoindre ma forêt, mes arbres, mes huttes et mes rivières. Vous qui n’avez pas de problèmes de visas, venez quand vous voulez. De plus là bas, les espaces sont grands, nous n’allons pas nous serrer car quand il y a de place pour une et pour un, il y en a pour plus d’un et pour beaucoup plus qu’une ! »
    Les africains (peuples, gouvernements) devraient arrêter cette comédie et cette saignée. Un enfant qui naît et commence à s’épanouir dans un environnement, sauf si les deux parents sont obligés d’en partir, à mon humble avis a tout intérêt à rester dans ce continent. Je ne suis pas expert en psychologie enfantine, mais je ne pas que ce soit une bonne chose de priver ainsi les enfants de leurs pères, surtout quand, a priori, on n’a pas grand-chose à reprocher à ces derniers dans leurs rôles de pères. En tant qu’époux ou amants, c’est un autre domaine dans lequel je ne me permettrai pas de m’avancer. Trop glissant et trop dangereux.
    Quand je vois cela, je pense à certains aînés qui craignaient chaque fois que leurs garçons allés en Occident étudier ne fassent des enfants avec des « locales » car ils étaient persuadés que même si ces enfants revenaient un jour en Afrique, ils s’en iraient dès que leurs mamans pèteraient le moindre câble.

    J’en ai trop dit, je ne vais pas vous fatiguer les yeux plus.

    Mosakoli, on va créer une association de pères en détresse, d’accord?

    O.G.

  8. 1 05 2010
    Alain (09:11:05) :

    Bambi,

    Tu devrais remercier la Grande LLK de nous offrir un si beau texte. Bon, il est évident que je ne lirai pas ce livre, cette histoire m’intéresse au plus haut point car cela touche même à notre existence.
    Bambi, je ne te comprendrai jamais. Ce fantasme est bon pour nous, c’est tout bénef que les Blanches s’imaginent que nous l’avons… enfin, on se comprend, puisque des enfants lisent ici.

    Pour les enfants que l’on nous arrache, Bambi, rassure-toi: l’enfant finit toujours par rechercher son père. Je suis persuadé que nous tous qui avons du faire par accident des mômes partout où nous sommes passés (villes, villages, pays), on finira par les retrouver un jour.
    Sinon, ce Massaï est quand même bizarre: pourquoi pleurer parce que sa Blanche s’en va avec l’enfant? Des touristes blanches au kenya, il y en a des milliers chaque année, des tonnes. Il pourra en avoir, donc, comme il voudra.

    Affaire à suivre, Alain

  9. 1 05 2010
    B.C. (17:40:40) :

    Bambi,

    C’est une association de quoi que tu vas créer avec Mosakoli?
    Des Corinne Hofmann il y en a plusieurs et je dois dire que je me méfie. Quand je vais du tourisme, même si je tombe sous le charme d’une fille ou femme du coin, jamais il ne me vient à l’idée de quitter ma femme et de refaire ma vie avec cette personne, et puis quoi encore?
    Ce sont des choses qui se règlent très bien entre adultes. On connaît!

    B.C.

  10. 2 05 2010
    Mosakoli (22:03:14) :

    Bambi,
    En tout cas, je suis d’accord pour créer l’association, tiens moi donc au courant!
    Merci à toi!
    Mosakoli

  11. 18 06 2010
    lena (18:14:26) :

    bjr! dans l »adresse tu as oublie de mettre lenom de son village,le connais tu?

  12. 18 06 2010
    lena (18:15:39) :

    tu ‘as pas specifie le nom de son village dans l »adresse de lketinga. laconnais tu?

  13. 27 12 2010
    Lucie (11:14:42) :

    Bonjour à tous,

    Je me demande pourquoi certaines personnes veulent à tout prix avoir l’adresse de Lketinga. Cet homme est bien dans son pays, dans son village et pourqui troubler sa paix? Nous savons tous que le tourisme de ces lieux, de ces humains protégès et à l’écart de notre mode de vie est désastreux pour eux. Combien de d’ethnies ont été détruites a cause de l’acool, de la drogue, de maladies (et bien d’autres!) apportés par le tourisme? Beaucoup trop de touristes qui n’y connaissent rien prennent ces hommes et femmes exotiques pour des jouets, les photographiant à n’en plus finir, posant avec eux, s’invitant même aux danses et soirées sacrées!… ce qui a souvent pour effet de pervertir ces populations qui ensuite réclameront de l’argent à n’en plus finir pour tout et n’importe quoi. Les deux points communs pour moi sont les revenus que ces hommes peuvent faire en créeant des bijoux et les vendants aux touristes (si cela se limite à ça dans les relations) et la création peut -être d’écoles afin que tous aient la notation de réfléchir sans pour autant perdre leur culture et rapport à la nature.

  14. 27 12 2010
    Obambé GAKOSSO (11:24:35) :

    Bonjour Chère Lena et Chère Lucie,

    Je suis vraiment désolé pour Lena, mais ses commentaires m’avaient échappé: bienvenue dans cet espace alors! Par l’auteure du livre, à mon avis, il doit être plus aisé de trouver l’adresse de ce Frère.

    @ Lucie,

    Très belle intervention, mais je tiens à souligner que dans un village, dans un pays etc., on n’est pas obligé d’accepter tout, n’importe quoi et n’importe qui. Tu (le tutoiement est de rigueur dans le coin, j’espère qu’il ne t’offusquera point) mets le doigt sur des fléaux réels, mais il ne tient qu’à nous (je parle en tant qu’Africain d’être plus rigoureux et plus vigilant devant autrui quand il met ses pieds, ses mains et tout le reste dans notre biotope. Le fait que les touristes assistent aux danses sacrées, c’est de notre propre faute (c’est encore l’Africain qui parle). L’amour, l’amitié, les sentiments etc., il faut parfois les voir comme des fenêtres: de temps en temps, on ouvre, mais il faut savoir fermer.

    Merci de vos passages (Lucie et Lena).

    @+, O.G.

  15. 27 12 2010
    Alain (11:35:20) :

    Bambi,

    Tu es vraiment comme tes soeurs (je ne vais pas les citer, elles vont se fâcher et croire que je suis méchant). Comment peux-tu t’en prendre aux pauvres Massaïs (ou à d’autres, peu importe)? Quand tu es dans un village où il n’y a rien du tout et qu’on t’apporte le moindre truc, mais tu prends! Tu prends! alcool! Capotes! Gods! Martinets! Strings…

    Alain

  16. 27 12 2010
    Lucie (15:31:58) :

    Rebonjour,

    Obambé, ne t’inquiète pas pour le tutoiement cela ne me gene pas du tout :)
    Ensuite, Alain je comprend très bien tout çela mais comment arriver à concilier les deux? Qu’ils arrivent à se faire de l’argent pour pouvoir vivre sans l’influnce du tourisme, mais comment se faire de l’argent sans le tourisme qui est quasiment leur seul revenu?
    Comment peuvent-ils arriver à dire non alors que l’acool ect… sont des tentations constantes?

    Avez-vous des idées?

  17. 27 12 2010
    Alain (16:11:15) :

    Lucie,

    je suis étonné que notre brave Obambé n’ait pas développé là-dessus, lui qui développe sur tous les sujets et particulièrement sur un comme celui-là.
    Personnellement, ma position est que quand on a faim ou quand on croit qu’on ne peut rien, on fait avec ce qui se présente, la responsabilité est donc entre les mains des dirigeants. Obambé l’a dit, nous ne sommes pas obligés de prendre tout parce que ça viendrait d’Europe.

    Alain.

  18. 27 12 2010
    Lucie (16:16:28) :

    J’ai trouvé un lien qui explique ces problèmes en détails, il est vraiment à voir.
    http://www.laliberte.ch/index.php?contenu=dossiers&dossiers=2&dossier=526

  19. 30 12 2010
    Lucie (12:16:44) :

    Pour reprendre sur Corinne Hofmann, je suis d’accord sur le fait qu’elle n’aurait pas dû reprendre cette enfant qui n’avait rien demandé (en tout cas pas d’être séparée de son père) et laisser Lketinga se demmerder tout seul (pardonner-moi l’expression). En effet elle aurait dû se rendre compte plus tôt qu’elle n’était pas faite pour cette vie. Mais le fait qu’elle ai eu un coup de foudre et qu’elle ai fait un enfant avec cet homme ne me semble pas à blâmer car pour moi le métissage est une des très belles choses de la vie.

    Ne généralisez-vous pas le fait que les Occidentales arrachent leurs enfants à leur pères, ou agissent tout le temps sur un coup de tête?
    Je ne me rend pas bien compte si ces tragiques histoires sont très fréquentes…

    Merci de m’éclairer, Lucie

  20. 30 12 2010
    Obambé GAKOSSO (14:36:50) :

    Lucie,

    Ces tragiques histoires sont très fréquentes. Mais que l’enfant se retrouve plus chez la maman que chez le papa (ou dans la famille du papa) est une chose qu’il faille considérer au cas par cas. Tous les géniteurs ne sont pas des papas et toutes les génitrices ne sont pas des mamans non plus. Certains ont des enfants sans le désirer. Il y en a même qui disent que ça leur tombe comme ça, comme une goutte de pluie dans le désert.

    Il faut, encore une fois, prendre les choses au cas par cas. En France, statistiquement, l’enfant reste avec sa mère dans 82% des cas, lorsque les deux parents se séparent. C’est ainsi. Au Congo par exemple, quand dès le départ, els choses tournent mal, la jeune fille enceinte qui vite chez ses parents garde son enfant, accouche et quand ce dernier est capable de parler et de marcher, souvent, on va déposer l’enfant chez son papa. Quitte à ce dernier de s’en occuper au quotidien avec sa famille (mère, sœurs etc.) Il n’y a pas de statistiques à ce niveau, mais le plus souvent, dans le Congo que j’ai connu, c’est comme cela que les choses se passaient. Aujourd’hui, je ne sais pas. C’est assez variable comme situations. Je connais plein de femmes qui ont dit à leurs compagnons (au Congo toujours) : Quand je suis venue chez toi, je n’avais pas d’enfants. Je rentre chez mes parents comme je suis venue, seule ! Charge donc à Monsieur de se démerder avec sa progéniture, surtout dans le cas où le pouvoir d’achat de Mme est égal à zéro.

    Plus haut, tu demandais « Que faire ? » Je reviens encore une fois à la responsabilité de nos gouvernants et des communautés villageoises : ne pas laisser entrer n’importe qui, à n’importe quel prix.

    @+, O.G.

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