Déclaration d’Antoine Kihoulou, suite au décès de Nguila Moungounga Nkombo

26 04 2010

SUITE AU DECES DE L’ANCIEN MINISTRE Nguila Moungounga Nkombo, récemment, en France, M. Antoine Kihoulou Kia Ngandzi m’a adressé le texte qu’il a lu lors de la veillée mortuaire, en son hommage, pour publication sur cet espace. A noter que conformément à ses voeux, sa dépouille mortelle restera en France.

Obambé GAKOSSO, April 2006©

HOMMAGE A GUILA MOUNGUNGA NKOMBO : témoignage du porte-parole de Kimpuanza à la veillée funèbre du samedi 17 avril 2010 à Montreuil. Mes frères et sœurs, 

Mesdames et Messieurs, Les militants et sympathisants de Kimpuanza tiennent à rendre hommage ce soir à la figure de l’ancien ministre du gouvernement de la première et unique république véritablement démocratique car issue de l’application des résolutions de
la Conférence NationaleSouveraine de 1991. Par ma modeste voix, Kimpuanza honore la mémoire d’un homme de conviction dont l’obstination et la ténacité à lutter pour le retour de l’ordre constitutionnel fondateur d’un Congo débarrassé des travers dictatoriaux qui ont ressurgi à la faveur du coup d’état d’octobre 1997 ne sont plus à démontrer. Nous rendons honneur à Monsieur Nguila Moungounga Nkombo de ce qu’il a été un résistant farouche au régime illégitime et impopulaire en place à Brazzaville. 

C’est pourquoi nous disons à la famille éplorée, à sa veuve et à ses enfants, que la dépouille de l’illustre disparu ne leur appartient plus, il appartient aujourd’hui à l’ensemble des patriotes, à tous ces militants de tous bords politiques qui ont combattu à ses côtés, avec lui, pour la relance du processus démocratique arrêté né ce funeste 5 juin 1997. Il en est ainsi des hommes qui ont suscité de la reconnaissance autour d’eux grâce à la constance de leur engagement pour la défense des valeurs républicaines. Nous n’avons pas connu Mr Nguila Moungounga Nkombo dans un cadre privé ou professionnel ; nous l’avons connu, nous l’avons fréquenté dans le cadre de la lutte de libération de notre cher Congo. Et c’est ici que nous revient en mémoire les paroles de cet infatigable combattant au cours d’une des nombreuses sessions de
la Résistanceà propos du retrait des « vieux » de la scène politique : «  En 1963 et en 1969, nous étions aussi jeunes et peut être même moins âgés que la plus part d’entre vous, nous nous sommes imposés aux ainés car le talent ne tient pas compte de l’âge. Faites-en autant ! » 

Et ce soir, nous pouvons dire que nous avons intériorisé cette exhortation, c’est la singularité d’être de Kimpuanza. Les cadets, les fils sauront prendre la relève, et ils ne baisseront pas la garde tant que l’idéal démocratique pour un Etat de droit, pour un Congo uni en marche vers le progrès social et économique n’aura pas triomphé ! Nous saluons la famille qui respecte ta volonté d’être inhumé provisoirement en terre d’exil. Nous sommes persuadés, et nous nous y engageons, que tes restes connaîtront un jour les honneurs de
la Nation, peut être pas comme ancien ministre, mais certainement comme un grand résistant. Et il est fort regrettable que le projet d’une République du Congo Libre extraterritoriale comme le fut
la France Libren’ait pas encore suscité d’engouement, nous aurions alors rendu un hommage officiel au grand résistant qu’a été Mr Nguila Moungounga Nkombo, malgré notre extraterritorialité. 

Nombreux sont les résistants qui ont battu en retraite ou fait acte de reddition à l’ennemi, c’est pourquoi Kimpuanza souligne la constance de l’engagement de Mr Nguila Moungounga Nkombo dans la dénonciation du déni des droits politiques et humains des populations congolaises et son refus de voir ses obsèques  récupérés par le régime qu’il a inlassablement combattu. A l’instar de la personnalité dont nous évoquons ce soir la mémoire, de nombreuses personnalités politiques congolaises nous ont quittées, mais leur disparition n’a pas toujours été avec panache. Tous les hommes connaîtront la mort tôt ou tard, mais toutes les morts n’ont pas la même signification. Voilà le mot que nous voulions adresser  à la famille éplorée, avec toutes nos sincères condoléances. 

Je vous remercie.                                                                                                              

A.     KIHOULOU KIA NGANDZI Pour KIMPUANZA, la convergence politique. 


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16 réponses à “Déclaration d’Antoine Kihoulou, suite au décès de Nguila Moungounga Nkombo”

  1. 26 04 2010
    Alain (10:56:45) :

    Je sais bien que quand les gens meurent, ils deviennent tous beaux, intelligents, brillants, des lumières, des cracks, des héros, mais il ne faut pas pousser tout de même…
    Quand ses compatriotes prenaient des coups de mortier et de pilons donnés par son gouvernement, à Bacongo et Makélékél, il était où ce type?
    Et puis, en tant que ministre des Finances, franchement…

    Je ne verserai aucune larme pour, ni aujourd’hui, ni demain ni après-demain.

    Alain

  2. 26 04 2010
    Isma (11:17:33) :

    Bien dit Alain…..

  3. 26 04 2010
    MEK (13:57:28) :

    Les congolais m’épateront toujours, partout où j’irais.
    Le jour où nous utiliserons notre génie pour faire du bien n’est pas prêt de voir le jour.
    A-t-il jamais payé, rien que le fait d’avoir appartenu à un gouvernement qui a bombardé des quartiers entiers? Qui a laissé des bébés se faire piler en plein 20e siècle?
    Tout ceci ne fait que reculer ce pays au lieu de le faire avancer. On se fabrique des idoles sur des bases que j’ignore totalement.

    MEK

  4. 26 04 2010
    sonya972 (16:02:38) :

    des avis divergent sur cette homme
    je crois que c’est lui et sa conscience
    à tout homme politique un hommage est du
    qu’en pense le peuple là est la grande question
    merci du partage
    je te souhaite une très belle semaine
    bisous

  5. 26 04 2010
    Isma (16:14:29) :

    Svp Sonya972!
    C’est quelle langue que vous avez utilisée pour votre réaction? Serait-ce le corse?
    Revenant à l’article, je suis étonné de voir certains personnanges ehontés lancer une idéologie qu’ils appellent par le NGUILISME tout simplement parce que ce voleur est mort avant que les démarches de son retour à la mangeoire ne puissent aboutir. Qu’est ce qu’ils m’étonnent ces congolais!!!! Aninga, ninga, mawa alias kiadi!!!

  6. 26 04 2010
    Mosakoli (19:40:32) :

    Bambi,
    Vraiment, si j’ose utiliser l’expression de MEK, en tout cas, nous avons le génie, ouf…
    Je ne juge point, est-il vrai que ce monsieur, qui est resté au gouvenerment pendant pratiquement tout le mandat de Lissouba, et qui était un membre influent de la bande des 4, est l’un de ceux qui ont détruit le Congo, d’abord les guerres civiles (93-94) et 97-200000???
    Ensuite, tout le monde le sait, a volé l’argent appartenant au peuple congolais, franchement pour moi il n’était pas un saint, et est loin d’être ce que Kimpuanza raconte sur lui, tout ça je crois que c’est le système de mabanga pour que sa famille leur donne un peu de ce qu’il a pillé au pays, bref.
    La question que je me pose et pose aux autres, c’est de savoir l’explication exacte de son expression « nous avons attendu 27 ans, si vous voulez attendez votre tour », qu’est ce qu’il entendait par là?
    Quand Edith Bongo est morte, j’ai lu les commentaires de beaucoup de gens, j’avais comme l’impression qu’ils s’acharnaient sur elle comme si elle était Sassou Denis ou qu’elle payait pour ce dernier, contrairement à ce Nkombo (mouton), elle a oeuvré pour l’enfance en difficulté, pour la lutte contre le sida et fait beaucoup d’autres actions de bonne volonté, même si c’était avec de l’argent dont tous, nous connaissons l’origine, je crois que c’est plus logique de regretter une dame comme ça que de rendre hommage à un type comme Nguila (5fcfa en lingala de la rue). Qui sait, si Mpila avait répondu favorablement, s’il ne serait pas rentré comme ses amis Munari, Moukoueke, Kolelas, Yhombi, Ganao, la liste est longue et continuer à jouire des bien des congolais?
    Qu’ils arrêtent de dire « infatiguable combattant », de quoi? De la mangeoire oui!!
    Ah beno bik munu!!!
    Mosakoli, likambo na moto té, polélé polélé!!!

  7. 27 04 2010
    K.N. (12:10:47) :

    J’ai toujours pensé que la règle qui veux que l’on ne dise rien de négatif sur les défunts devrait être proscrite quand il s’agit des hommes politiques parce que c’est souvent la dernière occasion pour les vivants de faire le bilan du parcours terrestre du disparu. Pour ma part, j’ai pris le parti de ne pas observer cette coutume les concernant; je dis ce que je pense de nos politiques morts ou vifs sans aucun état d’âme.

    Pour ce qui est de Mounganga, je ne vais pas revenir sur ce qui a déjà été dit ici. Je regrette beaucoup que dans la flopée d’articles qui lui rendent hommage sur la toile, qu’il y en ai pas qui nous racontent le personnage dans toute sa complexité et dans toutes ses contradictions, sans complaisance.

    Bien à tous.

    K.N.

  8. 28 04 2010
    Christian (12:07:31) :

    Personnellement, je n’oublierai jamais ces années 92-97, où j’ai cru voir la mort, où des proches sont morts par la bêtise de ces gens devenus d’un seul coup des héros pour certains de nos compatriotes. Je sais que la mort a plein de vertus, mais la manière dont ce type est sanctifié m’écoeure!
    Le Congo est perdu, je crains.
    Et comme ce n’est pas avec le PCT que l’on pourra s’en sortir… Tiens, Nguila n’était pas membre fondateur du PCT.

    Christian

  9. 30 04 2010
    Letsaa la Kosso (06:40:00) :

    Bambi et chers tous,
    J’ai un problème et j’aimerais que vous mettiez à le résoudre c-a-d à comprendre le mystère identitaire du défunt: en faisant le tour des sites et blogs congolais, il se dégage clairement que tout le monde y compris les plus proche de cet homme a du mal à savoir QUI il est ou QUI il était! Dans nos cultures africaines, le nom est le reflet ou l’expression de la PERSONA en sens philosophique de l’être dans tout ce qu’il a de particulier, de spécial, ce qui fait qu’il peut se poser comme JE face à TU! Tchicaya U’Tamsi dans un de ces romans dit:  » Chacun vient au monde avec un nom, Gare à celui qui perd son nom! » Mes parents pygmées eux disent que l’être qui oublie son nom ou dont on oublie le nom est un non-être. Or, il se trouve que personne n’arrive à dire exactement le nom du défunt qui fait l’objet de ce débat sur ce thread! Comment s’appelait-il vraiment: Nkombo Mounganga Nguila? Nguila Moungounga Nkombo? Moungounga Nguila Nkombo? Nkombo Nguila Moungounga? Nguila Nkombo Moungounga?
    Car voyez-vous, Obambé Gakosso et Gakosso Obambé ne sont pas interchangeables et ne désignent pas la même personne! Letsaa La Kosso et Kosso La Letsaa ne saurait en aucun cas ni signifier la même chose, encore moins nommer la même personne? Alors ne faut-il pas avant tout retrouver le vrai nom de ce Monsieur pour que les honneurs qui lui sont vraiment dus soient rendus à la vraie personne défunte et n’aillent pas à une autre! Car, dans le monde des morts (Longa) où les morts ne sont jamais morts comme dit Birago Diop, la confusion peut régner et les vivants ne devraient pas importer leur désordre à Longa!
    Bien le salut

  10. 30 04 2010
    Obambé GAKOSSO (10:36:04) :

    @ K.N.,

    « J’ai toujours pensé que la règle qui veux que l’on ne dise rien de négatif sur les défunts devrait être proscrite quand il s’agit des hommes politiques parce que c’est souvent la dernière occasion pour les vivants de faire le bilan du parcours terrestre du disparu. Pour ma part, j’ai pris le parti de ne pas observer cette coutume les concernant; je dis ce que je pense de nos politiques morts ou vifs sans aucun état d’âme. » Je suis plus radical que toi : je ne respecte plus du tout cette règle qu’avec le temps je trouve stupide et qui cache une certaine forme de manque de courage voire de la paresse intellectuelle.

    @ LLK,

    Comme je l’ai écrit en préambule, « Nguila Moungounga Nkombo ».
    Prénom : Nguila.
    Nom de famille : Moungounga Nkombo.

    Il y a plusieurs années, face à un journaliste (inculte ? ignorant ? provocateur ?) qui lui demandait « Mais vous n’avez pas de prénoms ? », le sieur était entré dans une terrible colère et avait répondu gaillardement : « Et Nguila, c’est quoi ? » Les Congolais s’en étaient gaussés.

    Il faut comprendre les Congolais qui font toutes les combinaisons possibles avec son nom car, en bons petits français que nous avons toujours voulu, rêver de devenir, nous avons du mal à accepter qu’un des nôtres n’ait pas un ou une flopée de prénoms issus du calendrier grégorien, julien, romain, parisien etc. Ainsi :
    - Lecas Atondi-Momondjo, se voit parfois appelé Atondi Momondjo Lecas (ce qui peut encore passer dans la mesure ou Lecas est son prénom et que selon les cas (lol !) on peut librement inverser) ou encore Atondi Lecas Momondjo ;
    - Itihi Ossétoumba Lékoundzou subit le même sort (j’insiste ici pour dire que son nom de famille, qu’il a en outre transmis à ses enfants est Lékoundzou) [Pour la petite histoire, c’est un vieil ami de Moungounga Nkombo et ils avaient viré leurs prénoms occidentaux, Justin et Norbert en même temps].

    En causant avec les gens, il n’est pas étonnant d’entendre des phrases comme « Yangouma a dit » en lieu et place de « Bokamba Yangouma », « Sassou a fait » au lieu de « Sassou Nguesso a fait ». Viendrait-il a l’idée de ces mêmes gens de dire au sujet de DSK « Strauss a dit » ou « Kahn a fait » ? Non, je ne crois pas. Pourtant, même au sujet de nos présidents (Bongo Ondimba et Déby Itno), nous continuons à dire « Bongo » ou « Ondimba », voir « Déby » ou « Itno ».
    Je pourrais en citer d’autres comme ça dans notre petit Congo ou ailleurs en Afrique.

    @+, O.G.

  11. 30 04 2010
    Letsaa La Kosso (13:04:05) :

    Bambi,
    Alors là, je ne suis pas d’accord avec toi! D’abord, tu me soulages pas de mon questionnement qui continue de turlupiner mon pauvre cerveau, ensuite, tu en rajoutes à la complexité des choses en oubliant que Bongo n’est devenu fils de son père Ondimba que vers la fin de sa fille et Déby ne s’est souvenu qu’i avait un père dont il aurait dû porter le nom dès la naissance que par suivisme vis-à-vis de Bongo!
    Bongo et Déby ne savait-il pas qu’ils avaient des pères? Pourquoi re-découvrir les géniteurs si tard. Pour le cas de Bongo, on peut dire que sachant que la fin était proche, il a voulu rattraper les choses, il redoutait sans doute le vis-à- vis avec le père, là-bas de l’autre côté du miroir!
    Bien le salut

  12. 30 04 2010
    Obambé GAKOSSO (15:46:20) :

    Alors là, c’est moi qui ne doit plus te comprendre alors:
    • au sujet du nom de notre défunt, devenu star du Net : j’ai bien répondu ou pas ? Son prénom est bien Nguila et son nom de famille est Moungounga Nkombo. Les autres sur le Net, ils écrivent comme ils l’entendant, suivant cette logique que je développais plus haut. On appelle les gens comme on veut, en se foutant pas mal de comment les concernés exigent ou veulent qu’on les appelle ;
    • pour le Gabonais et le Tchadien, bien entendu leurs quêtes identitaires sont certes tardives, mais ce qui importe c’est qu’ils aient atteint leurs objectifs et buts. Peu importe quand.

    Pour le reste : « vers la fin de sa fille » Albertine Amissa est morte en 1993 (Paix sur elle), pourquoi tu la mêles à cette histoire ? (lol !)
    Le pauvre Eyadéma du Togo s’était vu affublé du prénom d’Etienne en entrant à l’armée française. Sa vie durant, il avait horreur de cela et, ses opposants, connaissant ce trait de caractère disaient souvent « Monsieur ETIENNE Eyadéma Gnassingbé » en appuyant bien fort sur le « Etienne » comme pour enfoncer le scalpel dans le plaie.
    Lui aussi, c’est un peu la même chose : tantôt on avait droit à Gnassigné Eyadéma, tantôt Eyadéma Gnassingbé, oubliant ou ne sachant pas que Gnassingbé était son nom de famille.

    @+, O.G.

  13. 30 04 2010
    Letsaa la Kosso (21:39:41) :

    Bambi,

    « « vers la fin de sa fille » Albertine Amissa est morte en 1993 (Paix sur elle), pourquoi tu la mêles à cette histoire ? (lol !) »

    Je suis vraiment désolée, parfois mon clavier me joue de ces tours! Je voulais dire « vers la fin de sa vie » ! Je ne savais même pas que sa fille était morte (paix à son âme)! Et s’il s’agit bien de sa fille avec la congolaise, il me semble l’avoir connue…bon je préfère arrêter pour ne pas commettre encore une bourde.
    C’est peut-être l’effet de la fête du travail 1er mai demain!
    Bien le salut.

  14. 1 05 2010
    Alain (09:42:03) :

    Bonjour,

    Comme vous le savez, je ne m’étends que rarement sur les sujets politiques, tant les politiques congolais, depuis les années 60 ont foutu notre pays dans un merdier pas possible.
    Il y a eu depuis au moins 10 pas mal d’hommes politiques décédés soit au Congo soit à l’étranger: en général je m’en fous royalement car eux se foutent aussi de nous. Bambi souvent leur dit « Paix à leur âme » et pourrait même ajouter « Que la terre leur soit légère! »
    Et bien, moi je dis non, je souhaite au contraire que la terre soit dure et même très dure avec eux. Un homme politique doit rendre des comptes sur terre et non pas attendre de se retrouver devant je ne sais quel dieu ou dieu pour s’expliquer. Non, c’est trop facile que ces gens-là s’en aillent comme cela. Et quand je lis sur le Net « La Diaspora congolaise a rendu un dernier hommage à truc », j’enrage. De quelle diaspora parle-t-on? Je ne fais partie de ces gens-là, moi, je ne veux pas être associé à cela. Mais sur ces forums-là, inutile d’aller le leur dire car ils sont tellement tribalistes ou régionalistes que le débat est sclérosé. Prenons le cas du frère JC BERI que Bambi connaît puisqu’ils se sont rencontrés déjà. Pour avoir dit que Moungounga Nkombo n’était pas parfait, il s’est fait lynché, vilipendé sur le Net par ses propres amis politiques et des gens qu’il considère comme ses frères. C’est ça votre politique? Ne jamais accepter la moindre critique? Ce spectacle me donne envie de vomir car on ne peut exiger des autres ce que l’on ne peut exiger de soi-même! Cet homme n’était ni un résistant, ni un héros, encore moins un leader d’envergure. Bambi, quand la grande soeur de qui tu sais, chez qui des réunions importantes, préparatoires à la création de l’UPADS, quand cette grande soeur est décédée, qu’a-t-il fait pour elle? Pour sa famille? Ce sont des choses que tu sais et je sais pertinemment que tu n’as pas envie de le mettre en ce moment sur la place publique, mais je compte sur toi pour le faire un jour car ton travail sur ce blog qui permet de démasquer tous ces tribalistes, ces…, je l’encourage et tu ne dois pas baisser les bras.
    Le fait que tu aies donné la parole au frère Antoine Kihoulou Kia Ngandzi est une très bonne chose: tu prouves encore une fois que tu n’es pas sectaire.

    Alain

  15. 2 05 2010
    Obambé GAKOSSO (07:18:41) :

    @ LLK,

    « Je suis vraiment désolée »

    Ne le sois pas, j’avais bien compris que tu voulais parler de sa vie. Si on compte tous les lapsus calami que l’on y fait sur PC ou sur papier…
    Si je puis me permettre d’en remettre une couche au sujet de ya Omar, comme l’appelaient si affectueusement certains de ses compatriotes, sa fille Pascaline est née d’une mère congolaise et Alain devenu Ali Ben et feue sa jeune soeur (1964-1993) sont nés de la fameuse Joséphine Kama devenu la chanteuse Patience Dabany.
    Le plus cocasse dans cette histoire, c’est de voir que certains appellent la défunte Albertine Amissa Bongo Ondimba, alors qu’à sa mort, la quête identitaire de son papa n’avait pas atteint son faîte. Je ne sais pas si juridiquement cela tient de changer le patronyme d’un défunt? Les mormons baptisent les morts, d’autres changent les noms des morts tout simplement.
    Omar Bongo Ondimba aurait été un excellent personnage pour Cheikh Hamidou Kane et son Aventure ambiguë.

    @+, O.G.

  16. 3 05 2010
    Molekinzela (00:03:11) :

    A propos de Bongo, j’ai lu une interview où il affirmait avoir pris la décision d’adjoindre « Ondimba » , le lendemain d’une « nuit très agitée », selon sa propre expression, au cours de laquelle il devait rendre des comptes à son défunt père biologique.
    Il faut savoir d’après les éléments biographiques, Bongo aurait été élevé à Mossaka et Brazzaville par un oncle à la suite de la disparition de son père.

    Par contre, je n’arrive pas à comprendre les motivations de la rumeur tenace qui tend à affirmer que Alain Bongo ne serait pas le fils biologique de son père et de sa mère, né à Brazzaville, comme le prétend sa biographie officielle.
    Surtout à Libreville, une rumeur tenace continue à affirmer qu’ Alain, Ali Ben Bongo serait en fait, un enfant biafrais (Nigéria), adopté par Bongo pendant la terrible guerre des années 60.
    Sa biographie officielle et l’assignation de son lieu de naissance à Brazza, ne constitueraient qu’un habillage administratif pour maquiller cette réalité.
    D’ailleurs une certaine opposition, sur place, ressort souvent cette assertion pour contester la légitimité politique d’Ali Ben Bongo.
    C’est un peu la même chose qui se dit de Laurent Kabila dont on attribuerait des origines rwandaises et dont on contesterait la paternité biologique officielle.

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