• Accueil
  • > Société
  • > Un raté, et alors? Regardez la porte qui s’ouvre ou le malheur auquel vous avez échappé

Un raté, et alors? Regardez la porte qui s’ouvre ou le malheur auquel vous avez échappé

25 04 2010

2images.jpg Le fleuve Kouilou

IL Y A UN PEU MOINS de 10 ans, je suis tombé sur un livre fabuleux. Pas écrit par un Nègre, pas écrit sur l’Afrique et peut-être même très loin de nos préoccupations les plus immédiates (eau potable, électricité, démocratie, développement, routes etc.)

J’AURAIS TANT VOULU vous en parler ce dimanche, mais bon… Je vous lais juste vous relater deux petits faits, anodins mais qui, lors du dîner familial d’hier soir m’ont permis de faire cette réflexion à laquelle je crois fermement depuis des années: Ne jamais considérer un échec comme la fin du monde ou la fin d’un monde. Il faut simplement faire attention à la nouvelle porte, aux nouvelles portes qui s’ouvrent face à nous. « Oui, me direz-vous, c’est facile et tout le monde le sait ».

TANT MIEUX SI vous le savez et j’en suis heureux pour vous. N’empêche que je le dirai. Il y a une décennie de cela, un de mes proches, que je porte très fort dans mon coeur, dans mes poumons et dans mon foie devait se marier. C’était loin de mon lieu d’habitation et par un drôle de concours de circonstances, je n’ai pu y aller. A mon grand regret, évidemment. Le temps est passé, de l’eau a coulé sous les ponts de Navarre. Dans la même période, une jeune fille devait aussi se marier et j’étais convié. Là aussi, rebelotte, je n’ai pu y aller, pourtant c’était moins loin, beaucoup moins loin. Là aussi, la Léfini, la Nkéni, la Nkomo et le Niari ont continué à couler.

images10.jpgLa Léfini (le fleuve n’est pas loin)

DANS LE COUPLE n°1, les choses se sont dégradées à une vitesse incroyable. La baston, les bagarres, le sang qui coule etc. alternant allègrement avec les mots doux et autres câlins. On parle divorce (c’est humain), mais la mort d’un des deux acteurs n’est pas si loin. Et là, je me dis, Toi qui devais y aller, toi qui devais être le témoin privilégié, avec ton patronyme et ta signature, tu aurais…?Dans le couple n°2, il y a un un blondinet qui est venu au monde très rapidement, le papa, un flic, ne perdant pas le temps dans les formalités. 2-3 ans après, les choses étaient au point mort, et il fallait faire marche arrière. Seuls les gens qui ne font rien ne se trompent jamais, me disait une Dame travaillant dans une banque, au téléphone, après qui je pestai. Soit. C’est même humain de se séparer, cela donne la chance aux déçus de revenir à la charge, comme après un appel d’offres rendu infructueux. Ok! sauf quel hier soir donc, lors du dîner familial, j’apprends que le blondinet en question (fruit de l’union du couple n°2, vous suivez?) a balancé devant sa famille maternelle médusée: Les Noirs, ça pue, ça sent mauvais.

  • Qui t’a dit ça?
  • C’est papa.

AI-JE RATE quelque chose dans les deux cas de figure?

Obambé GAKOSSO, April 2010©


Actions

Informations



5 réponses à “Un raté, et alors? Regardez la porte qui s’ouvre ou le malheur auquel vous avez échappé”

  1. 25 04 2010
    Letsaa la Kosso (17:17:12) :

    Bambi,
    Oui tu as bel et bien raté dans les deux cas de figure: de préciser que la bêtise humaine est bel et bien le propre de l’humain quoi qu’il soit, où qu’il soit, l’essentiel n’étant pas visible aux yeux nus pour paraphraser Saint Exupéry.
    Bien le salut.

  2. 26 04 2010
    Alain (10:54:18) :

    Bambi,

    Ta tolérance te perdra.
    Mais dis-moi, tu attends quoi pour aller sauver ton ami? A deux, vous ne pourrez pas dégager sa bonne femme, non?

    Alain

  3. 26 04 2010
    MEK (13:42:50) :

    L’Iguane,

    Je ne sais pas s’il faut rire ou ricaner.
    Cela fait un moment que je n’ai pas sillonné le coin. Tu as trop pleuré à la veillée de Nguila?
    Y étais-tu?
    Tu sais, c’est le genre d’endroits où il faut être.

    Ah! sacrés Congolais!!!

    MBEK

  4. 28 04 2010
    Christian (12:16:45) :

    Texte drôle.
    Tu n’es pas allé voir le père de ce môme pour lui faire…?

    Christian.

  5. 30 04 2010
    Obambé GAKOSSO (09:49:47) :

    @ Christian,

    Mes poings et mes gnons, je les garde pour des causes plus nobles.

    @ MEK,

    En voulant allé à cette veillée, mon tipoye est tombé en panne. Les pièces de rechange étant toutes restées à Niafunké, je me suis résolu à rester chez moi. Mais j’ai eu des échos, évidemment. Ça valait le coup d’y être en effet. Les Congolais sont de vrais génies : ils ont transformé les veillées mortuaires (censées être des lieux de tristesse et un peu de recueillement) en moments de règlements de comptes, de matalana). Mais je ne nous en veux pas, il y a longtemps que nous avons perdu une bonne partie du sens de nos valeurs. Dans une société où l’on glorifie les voleurs de milliards et où l’on peut brûler vif le voleur d’un réfrigérateur, surtout quand il vient de la rive gauche du fleuve, il ne faut plus s’étonner de rien.

    @ Alain,

    Bof ! tu sais, il y a des moments où il faut prendre de la hauteur et garder sa stature. Nous valons bien plus que cela, mon très cher.

    @ LLK,

    Peut-être. Peut-être

    @+, O.

Laisser un commentaire




sissimages |
enza7079 |
Cordonniers à Fleur de Peau |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Les mille pommes d'or d'Ata...
| Les Pays
| Le concombre Masqué