Très bonne nouvelle du côté de Niamey: Tandja neutralisé provisoirement?

19 02 2010

images30.jpgL’empereur et le gouverneur de la colonie du Niger

LA LANGUE DE BOIS N’EST PAS LA marque de fabrique de cet espace, aussi, je ne vous cache pas qu’en écoutant la radio ce soir peu après être parti du boulot, j’étais peut-être avec les opposants politiques nigériens, l’Africain le plus heureux. Oui, si je n’étais pas en train de relire avec tendresse et sourire Tati-Loutard, j’aurais pu sauter de joie dans mon train, quand j’ai appris que des soldats avaient pris leurs responsabilités face à l’histoire en neutralisant Mamadou Tandja, cet imposteur fourbe, qui ment comme dix arracheurs de dents réunis. Ce musulman qui avait juré sur son livre saint, le Coran, que non seulement il respecterait la Constitution, mais qu’en plus il s’en irait au terme de son 2nd mandat.

 images112.jpgIbrahim Baré Maïnassara (1949-1999)

VOILA, NOUS SOMMES TOUS RIVES A nos télés, à nos radios, à nos téléphones, à nos sites Internet favoris pour chercher à savoir comment évolue la situation du côté de Niamey. Chacun y va de son souhait:

  • Que le sang ne coule pas;
  • Que Tandja ne soit pas tué;
  • Qu’on laisse Tandja terminer ses chantiers;
  • Que les militaires mettent Tandja aux arrêts;
  • Que tout le gouvernement et Tandja soient mis aux arrêts.

 images211.jpgFeu Daouda Malam Wanké (?*-2004)

DANS MON SCÉNARIO rêvé, les militaires mettent tous ces imposteurs (Tandja & Co) aux arrêts, si possible aux travaux forcés ou encore au Darfur. Ensuite, ils sifflent le début des hostilités de sorte qu’au bout de 6 mois, le Niger ait un chef de l’État élu, une assemblée élue etc. Et la vie pourra recommencer normalement. Bon, ce serait bien qu’à la fin de cette parenthèse, Tandja & ses larbins soient jugés pour haute trahison car même si je ne maîtrise pas les subtilités du droit nigérien, je pense qu’on n’est pas loin de ce cas de figure.

images35.jpgFeu Seyni Kountché (1931-1987)

IL FAUT CROIRE QUE NOUS N’AIMONS pas apprendre de nos contemporains. Il y a à peine quelques mois, le jeune M.D. Camara, troufion que le pouvoir suprême a rendu fou a cru qu’il était devenu l’égal de Dieu, oubliant les conditions calamiteuses par lesquelles il était parvenu aux cimes de son pays. Tandja a vu tout cela, mais il n’a rien voulu savoir, embastillant à tour de bras, balançant du dissolvant et de l’acide sur toutes les institutions qui voulaient dire soit le droit (Conseil constitutionnel), soit le mettre hors-jeu (Assemblée nationale). Dadis le zinzin a pris une balle dans le cerveau à cause de ça, et, sauf miracle de dernière minute, il est hors jeu pour un long moment. Plus d’une fois L. Conté alias « Fory Coco » grand amateur de westerns, de films X et de 4*4 US (dans un pays sans routes de qualité…), a échappé à des putschs. En 1996, IB Maïnassara avait cru bon mettre fin aux querelles des politiciens de son pays en arrachant de pouvoir. Au lieu de le rendre aux civiles une fois le calme revenu, il a cru que troquer le treillis contre le costume 3 pièces était suffisant en organisant une mascarade d’élection. Mal lui en a pris puisqu’il s’est retrouvé en 1999 avec un costume en bois, offert par D.M. Wanké, avec ses belles balafres que j’aimais tant. Maïnassara, devenu d’un seul coup fidèle musulman avait oublié qu’on n’engraissait pas la poule la veille du marché: cela ne sert à rien! Le Niger, depuis 1960 c’est 4 coups d’Etat (1974, 1996, 1999, 2009 et 2010), mais Tandja s’est cru éternel. Tel les amateurs de la source de Jouvence, il a cru qu’il vaincrait le temps, en s’installant ad vitam aetenam au pouvoir. Convaincu qu’avec les milliards de $ US versés par l’Empire du milieu et par la main protectrice de la France, rien ne pouvait lui arriver. Encore un Africain qui a voulu faire l’histoire sans son peuple, contre son peuple, mais avec l’Occident et la Chine. J’espère que le temps de la séquestration lui permettra de comprendre que la Chine ne se mêle jamais de politique et qu’elle fait des affaires avec tout le monde et que le temps où des officiers africains avaient besoin d’appeler d’abord Paris avant de passer à l’offensive est résolu. Il existe depuis quelques années des officiers républicains, démocrates convaincus qui n’ont pas que des tablettes de chocolat à la place des bedaines des politiques. Des officiers qui veulent servir des politiques,  mais à condition que ces politiques soient eux-mêmes loyaux, à défaut d’être toujours exemplaires.

L’ON NOUS PARLE D’UN CONSEIL supérieur de restauration de la démocratie (CSRD) avec à sa tête un officier du nom de Amadou Harouna, tantôt prénommé Djibril. Nous savons que cet homme fut aide de camp de feu D.M. Wanké,officier putschiste entré au Panthéon des soldats africain de qualité car après on coup d’État sanglant, il rendit au bout de quelques mois, comme il s’y était engagé, le pouvoir à un civil élu. Hélas! ce civil s’appelait… Mamadou Tandja! Oui, vaste programme me direz vous. Mais avons-nous seulement le choix? La classe politique nigérienne malgré désordre organisé de 1996 qui avait conduit à l’interruption du processus démocratique compte des Hommes de qualité qui, le moment venu, sauront dire leur mot à la nouvelle junte au pouvoir. Elle l’a d’ailleurs bien prouvé en résistant tant bien que mal aux foucades et à toutes les menaces de Tandja. Il existe aussi une société civile digne de ce nom. En 2005, une coalition dénommée Coalition équité, qualité et lutte contre la vie chère, dirigée par l’activiste Nouhou Arzika a fait trembler le pouvoir en place au moins 3 ans durant. Rares sont les pays au Sud du Sahara où un mouvement associatif a pu peser au point que le taux de TVA soit revu à la baisse, alors que le gouvernement venait à peine même de l’augmenter. Avec le temps, cet Arzika virera sa cuti et deviendra lui-même un défenseur de Tandja: c’est humain, on ne va pas baisser les bras car un combattant est tombé. Le combat n’a jamais de faim. Voilà pourquoi il faut des soldats bien armés, aux ventres pleins, souvent, pour mener la lutte, sinon, tout le monde se fait acheter et les Tandja pullulent.

TANDJA, la vie, ressemble à un supermarché: on peut y prendre tout ce que l’on veut, il n’y a aucune limite. Mais vient le moment où l’on passe à la caisse et l’on doit payer.

Obambé GAKOSSO, February 2010©

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*: Selon les sources il est né soit en 1946 soit en 1954


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20 réponses à “Très bonne nouvelle du côté de Niamey: Tandja neutralisé provisoirement?”

  1. 19 02 2010
    K.N. (01:08:00) :

    j’ai envie de dire que c’est ce qui arrive quand on veut à tout prix faire joujou avec la constitution. Mais, l’histoire nous a appris que ce genre de « débarquements » ont parfois des origines plus complexes qu’on ne le pense de prime abord. Et les militaires, je leur fait difficilement confiance. Wait and see…

    K.N.

  2. 19 02 2010
    Une belle soeur (10:25:37) :

    Bonjour Bambi (Obambé si tu veux être puriste),

    On ne cesse de me parler de ton blog, j’y mets les pieds pour la 1e fois, profitant d’une journée de congés.

    Bravo, je ne savais pas que ta culture te donnait autant de connaissances sur la politique africaine. Il faut vraiment qu’on t’opère des yeux pour que tu continues sur cette lancée. Je suis de ceux qui, par dépit, même si nous sommes de la même génération, regarde la politique africaine de loin, me contentant d’envoyer les Western et les Money machin au pays, pour soulager la misère. Tu es le 1e à dire que tu ne sauver toute ta famille, malgré ta bonne volonté, à plus forte raison une femme égoïste comme moi qui ne jure que par ses enfants.
    Dons, le président du Niger s’appelle Tandja? J’apprends des choses! Encore un coup d’Etat? Ton continent ne changera donc pas.

    Bon, je n’en dis pas trop car tu risques de découvrir qui je suis.

    Une belle soeur.

  3. 19 02 2010
    Obambé GAKOSSO (10:46:49) :

    COMPLEMENTS D’INFORMATIONS ET CORRECTIONS:

    Le CSRD s’appelle en fait « Conseil suprême pour la restauration de la démocratie »
    3 officiers ont mis « leurs têtes en avant » dans cette histoire :
    - Le colonel Djibrila Hima Hamidou, chef de la région militaire de Niamey. Impossible donc de faire un putsch sans lui. ;
    - Le colonel Abdoulkarim Goukoye, porte-parole du CSRD, chef du renseignement militaire. Il y a quelques mois, il avait donné une fin de non-recevoir à l’ex-chef de l’Etat, Mahamane Ousmane (président de mars 93 à juin 96) qui demandait à l’armée de prendre ses responsabilités ;
    - Le colonel Harouna Amadou, patron des bérets verts.

    Tandja est un militaire. Or, les militaires ne comprennent que le langage de la force.

    K.N.,

    Tu étais en verve cette nuit dis-donc! Nge kwenda loka? (LOL!)

    Ta méfiance est légitimecar comme tu el dis, les soldats… ça craint! Mais entre deux mots, comme le dit la sagesse populaire… J’ai promis à un frère hier soir d’ouvrir une bière le soir en passant à table (exceptionnel en pleine semaine). Si la soldatesque rend le pouvoir aux civils élus, je débouche une bouteille de champagne.
    Je t’avoue que j’aime bien ton côté posé et réfléchi face aux événements, qui tranche avec certains enthousiastes. Ce qui me fait dire que cette dame a du talent et de la pédagogie pour être enseignante.

    @+, O.G.

  4. 19 02 2010
    Letsaa la Kosso (19:24:41) :

    Bambi,
    Comme une prémonition….
    Après Daddis Camara, voici venu le tour de Tandja; demain Laurent Gbagbo? ou Dr Pr Dr J. Y. Jammeh?
    Bien le salut.

  5. 19 02 2010
    Letsaa la Kosso (21:47:49) :

    Pour Qui le glas sonnera-t-il prochainement?

    S’il en est un qui ne dormira pas cette nuit, c’est bien le Président ivoirien Laurent Gbagbo! Des manifestations dans son fief natal de Gagnoa faisant un mort : mauvais, très mauvais signe! Dans ce pays si lié à la tradition du folklore et au tribalisme érigé en fondation pour la conquête et la conservation du pouvoir, quand les vôtres vous tournent le dos, vous renient, c’est le début de la fin.
    « Faut pas prendre parent de quelqu’un pour dire que c’est pour toi » dit-on là-bas au pays de Gohou où, avant l’avénement de Gbagbo les zougloumen chantaient: « tribalisme est pas bon… albinos dit il est blanc, mauritanien dit aussi il est blanc , entre les deux qui est le plus blanc? » ou encore (Asec – Kotoko):  » on sera se voir… nous là c’est pays de paix. même celui là qui a créé la paix (Houphouët Boigny), il est mort pour la paix ».
    Ce sont les ghanéens et le burkinabè, boucs émissaires parmi les boucs ivoiriens qui doivent chanter dans le secret de leurs cases: « on sera, on sera se voir ». Mais est ce que Robert Guéi là-même il a déjà été enterré?
    Bien le salut.

  6. 20 02 2010
    K.N. (05:28:58) :

    Obambé,

    Ku loka? Si mu zabaka kuloka bantu, mbélé bamfumu ya bwala ya béto ké lalaka pongui ata mpimpa mosi vé, na yina nionso bakésalaka béto. Mu yufulaka koko ya munu ya bakala mutindu baké lokaka, yandi zabisa munu ti mayélé yina ya mpimpa, yandi ké nayawu vé. kana awa muntu zaba, yandi lakis’ munu. J’irai me dévouer pour le congo.

    Tout semble bien se passer pour le moment au Niger. C’est peut être de bon augure. Que lis tu de Tati-Loutard? Est ce de la poésie?

    K.N.

  7. 20 02 2010
    kinzy (14:08:30) :

    Hi Obambé,
    L’armée est avec le peuple et pour le peuple ?
    Ou
    le peuple est avec l’armée et pour l’armée ?
    Wait and see !

    Bon week – end @ tous

  8. 20 02 2010
    Obambé GAKOSSO (21:04:00) :

    @ Kinzy,

    Au stade actuel, voici les réponses que je peux te donner :
    - Le président précédent (Tandja) ayant violé la Constitution, la Constitution en question ayant été votée par le peuple, le président s’est mis contre le peuple et si des gens (l’armée aujourd’hui) vient siffler la fin de la récréation, on peut supposer que l’armée est AVEC le peuple ;
    - L’armée sera vraiment avec le peuple, plus vite qu’il aura remis le pouvoir à des civils élus, dans des conditions acceptables par le peuple nigérien.

    @ K.N,

    Kana muntu me dia tii na kufuluka, ba kesekisa vê yandi mpil’ina :)
    Nkoko ya bakala me sala imbi. Ba bima yina, mitekolo ke na ntsatu ya yawu. Nkoko ya kento me zonza yinka ? Ba nkoko ya kento ke vuandaka na luzolo kulutila. Yufula yandi.
    Kasi keba yange. Ba mfumu na bwala mpe ke na mayele ya mpimpa. Ba kele na meso iya, kumi…

    Je vais me mettre un de ces 4 à la poésie, d’autant que je suis entouré de poètes en herbe et tout le monde me dit le plus grand bien de Gabriel Okoundji. Je ne me suis jamais intéressé à cette branche de l’écriture, va savoir pourquoi. Aussi, de J.-B. Tati-Loutard, je ne lis pas, je relis ses diverses nouvelles. Ce sont ses Chroniques congolaises. J’y ai repensé il y a quelques temps quand on m’avait annoncé son quasi décès. J’ai vu mon libraire et j’ai commandé ce livre. C’est un recueil de nouvelles écrites il y a belle lurette par ce brillant homme de lettres égaré en politique (pour reprendre les mots de E. B. Dongala).
    Ce qui m’a toujours plu dans ces chroniques, c’est le fait que l’auteur nous replonge dans les années 60. Les années qui ont suivi le départ officiel des colons. Tu as des descriptions des Congolais Songolo et Kingani. Des fonctionnaires, des commerçants. Des gens qui cherchent du boulot. Ceux qui du jour au lendemain se retrouvent à la tête d’une certaine fortune et qui, comme cela se fait encore de nos jours multiplient les maîtresses tout en abandonnant à la maison les 1e épouses. Il y a le mariage de cette jeune fille que ses tantes et son père croyaient encore pucelle et qui, le jour de la noce venu, « montre » qu’elle ne l’est pas du tout. C’est la déception et la honte pour ses parents. Tu as comme ça des sommes de gens ordinaires dont Tati-Loutard nous conte merveilleusement les existences. Et puis, pour celui ou celle que ce genre de choses n’intéresse pas, il y a cette chose rarement faite, à mon avis, par les romanciers et nouvellistes congolais, c’est la description des lieux, des villes par leurs noms passés (Deschavannes par exemple) et les noms actuels. Sans parler des gares ferroviaires. Tati-Loutard a l’art de décrire les gens sans tomber dans la grossièreté. On sourit forcément, on rigole et on a la nostalgie de son pays, qui est si loin physiquement, mais dont on se rapproche par ce genre de lectures.
    Je mettrai quelques extraits la semaine prochaine, sur ce blog, en hommage à Tati-Loutard.

    Je pense qu’au niveau de la nouvelle, cet homme était le meilleur au pays. Vraiment le meilleur. Je ne peux hélas ! rien dire sur le poète. Les seuls recueils de poèmes que j’ai lus sont ceux de Massamba Débat et Césaire (j’ai honte).

    @+, O.G.

  9. 20 02 2010
    Obambé GAKOSSO (21:35:11) :

    LLK,

    « Comme une prémonition…. » Les anciens ont raison : l’histoire est un éternel recommencement.
    Dr Pr Dr J. Y. Jammeh? Lui au moins, il dit qu’il soigne les sidéens… Et c’est un vrai panafricain : sa 2e épouse est Mauritanienne :)

    Pour qui sonne le GRAS ? Penserais-tu à Honoré Ngbanda Nzambo Ko Atumba et à son maître, le Léopard ?

    J’espère que mon camarade Gbagbo, le Boulanger, sortira vivant du mauvais banquet auquel les Africains sont conviés à la table ivoirienne. Lui qui aime la bonne chair et la bonne chère devrait se méfier. Quand dans ton propre-chez-toi le sang se met à couler à gros bouillons, ce n’est pas bon signe. Mis à part les attaques dont son pouvoir a été victime de la part des bandits appelés « rebelles », le FPI devrait s’interroger sur la quantité de sang qui a coulé en CI depuis fin 2000. C’est trop.

    (…) même celui là qui a créé la paix (Houphouët Boigny), il est mort pour la paix. Là, ils avaient poussé le bouchon de la bouteille de koutoukou un peu loin et là, le vin n’est plus bon. Je me suis toujours demandé quel était la dose d’humour dans cette phrase.
    Mais est ce que Robert Guéi là-même il a déjà été enterré? C’est fait. Ça a été une cérémonie grandiose à laquelle himself le camarade Gbagbo a assisté. La famille de Gueï aurait même dit merci. Le vendredi 02/10/2009 à Kabakouma, son village natal. J’espère que tu es assise car ses obsèques avaient coûté… 75 millions de XAF. Sous personnellement répartis par Gbagbo (devenu du coup intendant) :
    • 19 millions pour le manger ;
    • 16 millions pour les infrastructures ( ????)
    • 2 et demi pour la sécurité, la communication…
    • Quant au reste, je ne sais pas ce qu’il en a été fait. Que la mort peut être belle parfois…

    @+, O.G.

  10. 21 02 2010
    Letsaa la Kosso (00:05:12) :

    Bambi,
    Au fait, dans ton article tu as oublié un président nigérien: le bon père Ali Saouaïbou, celui là même qui d’une voix « débonnaire » confiait à Jeune Afrique, (je cite de coeur): « mais moi je n’ai rien demandé; je ne sais même pas pourquoi ils ont voulu de moi comme président. J’avais pris ma retraite et me la coulait douce dans mon village. Ils sont venus, m’ont demandé de les suivre. Voilà maintenant je suis président puis vous voulez encore me critiquer que je n’ai rien fait pour ce pays! »
    Enfin quelque chose dans ce genre.
    Bien le salut.

  11. 21 02 2010
    Obambé GAKOSSO (00:20:42) :

    Effectivement, LLK, je n’ai pas mis ce Monsieur car, il n’a pas été victime de coup d’Etat et n’en pas subi non plus. Cela me fait penser à un Frère guinéen, un Touré, qui me dira en 1996 : « Bambi, c’est le président le plus laid que l’Afrique de l’Est ait eu ! » Je ne sais pas comment il avait fait ce classement…
    Il était bien gentil de dire qu’il n’avait rien demandé. C’est pourtant lui-même qui créera plus tard un parti qui deviendra la 3e force politique du pays, le MNSD. L’appétit vient décidément en mangeant. Les Nigériens l’avaient même accusé d’avoir volé les millions de CFA qui se trouvaient dans la chambre de Kountché à sa mort. Bizarre…

    O.G.

  12. 21 02 2010
    K.N. (15:56:51) :

    Obambé, mboté ya ngué.

    Ya tiéléka bakoko ya kénto ké vandaka na luzulo mingui. Mu mé kwénd’ yufula Bawu, bawu zolé mé zabisa munu ti, kuloka ké mboté vé, béto fwana kutatamana kaka na lusambu, pé kupésa nionso na maboko ya yisu.

    Yayi mambu….Mu mé tubila bawu ti bwala ya béto mé fuluka na binzambi-nzambi, bilumbu nionso béto ké kwamisaka yisu, mwana ya ngana ya marie, ata nvutu mosi béto ké kuzwa vé. Yisu pé mélémba ya yandi. Yandi ké diaka na tangu vé ya ku kipé ba mambu ya béto ba congolais ya kuswanaka, kufingasanaka pé kubulaka ba inzo ya bampangui ya béto mosi.

    Yisu ké nakudasukilaka béto samu ti béto ké kwéndaka kukotisa nkumbu ya yandi na mambu yina mé tala yandi vé: yina ké yiba mbongo ya luyalu késala yawu na kumbu ya yésu, ya kaka ké lala kénto ya bangana kaka yésu, kana mutu tula misu na mwana ya ngana « fioti fioti sima ékoli », ôôôô yésu.
    Ya mbal’yani, béto fwana kusikidila kaka na ngolo ya béto mosi. Na yina nionso, bawu fwana kulakisa munu mayélé ya kuloka. Mu kélé ata na boma vé, yina ya munu ké pésa munu misu nkama. Tu auras compris mon cher que l’affaire est en négociation, c’est que mes grands mères sont coriaces à la persuasion.

    On m’a aussi dit beaucoup de bien, c’est un euphémisme, de Gabriel Okoundji. Un de ses fans m’a assuré qu’il est l’un des plus grands ( ou sinon le plus grand) poète que le congo ait jamais porté. Sa poésie s’inspirerait des récits cosmogoniques du peuple mbosi raison de plus pour s’y intéresser, il doit être atypique. Cela ne saurait tarder pour moi; j’attends de recevoir un de ses recueils. J’aime beaucoup la poésie, je préfère cependant qu’on me la lise pour en apprécier la musicalité et toute la profondeur.

    Ces chroniques congolaises semblent bien porter leur nom. Je ne savais pas que Tati-Loutard avait tâté de la nouvelle. Meilleur nouvelliste congolais dis tu? Mieux que Dongala ou Tchichelle? Tu piques ma curiosité. Moi qui avais pris la résolution de réduire mon budget livre pour cette année, je crois bien que je vais devoir faire un écart. Je dirai à mon banquier que c’est la faute à Obambé, un congolais qui tient un blog. Vivement le billet sur Tati-loutard ( d’où vient ce nom?), grand homme des lettres et piètre politicien.

    Bien à toi.

    K.N.

  13. 22 02 2010
    PNN (10:49:42) :

    A quand de tels officiers chez nous en Afrique centrale, où les dirigeants, surtout les plus vieux, loin d’être des modèles de vertu politique, sont devenus des maîtres ès révision de constitutions.

    Lisez la vie de Brutus par Plutarque; elle est disponible sur le web.

  14. 22 02 2010
    Faustinot (15:34:16) :

    Je me réjouis que Tandja ai été mis hors d’état de nuire, car il avait jeté la démocratie du NIGER sur une pente plus que glissante (verglaçante). Pour que la démocratie soit restaurée, encore faut t-il que des élections libres et démocratiques se tiennent sous peu, que les putschistes rejoignent leurs casernes et que ses meneurs ne décident pas de troquer le treillis pour le costume.
    je me rappelle de ce Général ivoirien initialement venu balayer la maison qui finalement , après l’avoir juste dépoussiérée, s y est installer au mépris de la parole donnée, sa connexion 3G ornconnexion3G Orangeparole d’officier.
    Je me rappelle également de ce capitaine de guinée , porté par la rue de Conakry et qui se retrouve aujourd’hui plus proche des pissenlits que du soleil après avoir voulu prendre la démocratie en otage.

    Il y’ a certes eu des intervention heureuses de l’armée avec restauration de la démocratie ( Toumani touré au Mali, malam wanké au Niger…) mais bien trop peu pour se réjouir sans réserve de la tournure des évènements à NIAMEY. Il est indispensable de rester vigilant jusqu’ à la restauration complète de la vraie Démocratie.

    En réalité ce qu’il faudrait c’est que ces autorités provisoires mettent en place l’ensemble des institutions. Qu’ elles organisent donc les elections locales, régionales, législatives (auxquelles elles ne devront pas participer , bien entendu).
    Qu’ elles mettent en place les organisations de contrôles: conseil d’etat, Conseil constitutionnel, ….
    Qu’elles organisent en dernier les élections présidentielles. L’objectif étant de parvenir à une auto-régulation de ces institutions sans risque de manipulation et de mélange des genres.
    Il faut bien entendu qu’une constitution claire ait été élaborée avant ces échéances avec les gardes fous qui existent dans les grandes démocraties. Notamment un verrou qui obligent à un consensus ( avec l’opposition notamment) pour procéder aux modifications constitutionnelles….

  15. 22 02 2010
    Faustinot (15:39:08) :

    Désolé pour ce Bug
    ****
    finalement , après l’avoir juste dépoussiérée, s y est installer au mépris de la parole donnée, sa connexion 3G ornconnexion3G Orangeparole d’officier

    ****

  16. 23 02 2010
    Obambé GAKOSSO (09:54:41) :

    P.N.N.,

    Je pense que c’est culturel et que de toutes les façons, les lignes bougent. Ce n’est pas la 1e fois que le Niger, aussi pauvre soit-il, nous montre la voie à suivre. Ils l’ont fait il y a un peu plus de 10 ans.
    En Afrique centrale, ça viendra, crois-moi.

    K.N.,

    Yayi kuseka me seka ! Ba nkoko ke bumba mambu mingi, ya tseleka. Mazono mu kwenda tala nguagaji mosi na Paris. Yandi ke na Mputu samu ndzutu ke na sala yandi mpasi. Beto me moka mingi, kasi, ntangu mu vuandi yufula yandi bima yina, yandi me tambwisa munu kusakana vê. Pongui me banda kusimba yandi.
    Bik’yange. Ba ke vanda faso yina.

    Kuloka ya mbote ke vuanda ka, makulu ya koko!

    Ba mambu ya binzambi-Nzambi yina ke na kubebisa bwala y abeto. Ya ke mambu ya soni:
    - Bantu ke na kima bisalu samu na lusambulu. Nzambi yandi mosi muntu zonza vê : « Sala sambila, sambila sala » ?
    - Makwela ke na kufwaka samu na binzambi-Nzambi yina ;
    - Ba pasteurs ke na kutatula bivumu mingi na bana ya bangani to na ba kento yangani, na luzolo ya Nzambi ;
    - Ba pasteurs ke na tunga ba yindzo ya kitoko na ya siki-siki na ba mbongo ya mabonza, kasi bana ya Nzambi bantu ke pesa bawu mbongo yina, ba kele :
    o Na bisalu vê ;
    o Kima ya kudia vê ;
    o Ntangu ya kaka mwa indzo mpe kulala vê.
    Kana muntu mosi tula munu ministre de l’Intérieur, na bilumbu sambanu (6 jours) mu ke kanga ba bima nyonso yina, mu ketula bantu yina ba boloko, mpe na kilumbu ya sambuadi (7e jour), ba ke fwa munu.

    Ya tseleka, beto fuana kunwana na ngolo ya beto mosi. Jomo Kenyatta zona ti ntangu ba missioni kwizaka, ba vuandiki na biblia na maboko, kasi bawu vuandiki na ntoto. Ba me zabisa na bawu ti: “Beno kanga meso beto sambila” Ntangu lusambulu me manisa, ba me fungula meso ya bawu, ba missioni kumaka na ntoto, kasi ba Ndombe bikana kaka na biblia.

    Ba bima ya kukuma na ba meso nkama ke vuanda mbote kana nge me banda yawu na bumwana. Na bunkulutu ya ke mpasi mingi samu ya ke bakala nge ntangu mingi kulutila. Kasi, ngolo kaka na nge mosi hé!

    Na mambu ya Yisu mwana ya mama Maria, na bwala, ntangu beto vuandi kula na ba mpangi y abeto, na kutalaka ba mpasi ya ba Congolais, ya ba kaka vuandi zonza ti Nzambi katuka na Congo banda ntama. Na Maroc, mu kutana na mpangi mosi kota na masuwa na maza ya mungwa, sika ba ke laba beto maza ya ndombe yina ke nata beto na kunwana. Yandi zola kwenda na Norvège, kasi, yandi sukaka na Casablanca. Na lisolo, yandi zabisa na munu ti: “Mu vuandi na satu ya kukatuka na bwala yina Satan ke lalaka, samu na kukwenda na bwala yina Nzambi ke lalaka.”

    K.N., tu dois savoir autant que moi, sinon plus que nombre de familles loango ont des noms à consonances lusophones ou francophones. Par contre, il m’a été rapporté que le « Loutard » de notre regretté homme de lettres serait un ajout par pure fantaisie de sa part. Information que je n’ai d’ailleurs jamais pu vérifier. De toutes les façons le « Tati » qui est très courant dans le Kouilou est lui-même d’origine européenne. Il y a 10 ans environ, un aîné portant ce nom m’avait rapporté qu’au niveau de la chaîne des magasins portant ce nom, ils avaient justement l’intention d’organiser une fête en invitant gracieusement les Tati.

    « Un de ses fans m’a assuré qu’il est l’un des plus grands ( ou sinon le plus grand) poète que le congo ait jamais porté. » C’est ce qu’on ne cesse de me dire. Et la suite que tu dis aussi.

    « J’aime beaucoup la poésie, je préfère cependant qu’on me la lise pour en apprécier la musicalité et toute la profondeur. »
    MDR ! Tu me rappelles un frère qui, lorsque nous étions adolescents me demandait de lire les BD à haute voix pour qu’il gagne du temps. Mais il est vrai que rien qu’assister à une séance publique de lecture, quel que soit le texte, cela me plaît aussi, même si ce n’est pas exactement le même contexte que toi. Ecouter Dany Lafferiere lors du Salon du livre de Paris en 2006 lire un passage de Verre cassé m’avait plu et toute l’assistance avait été emporté par sa faconde. Idem pour Kangni Alem, un soir de 2008 à la Bibliothèque G. Pompidou, avec sa voix caverneuse qui a mis la salle en transe. Ce sont des moments de plaisir intense.

    « Je ne savais pas que Tati-Loutard avait tâté de la nouvelle » Si, et ce n’est pas son seul recueil.
    « Meilleur nouvelliste congolais dis tu? » J’étais encore enivré et j’espère que mon propos ne me poursuivra pas toute mon existence. Non, je le préfère au nouvelliste E. B. Dongala. J’adore le romancier Dongala qui, pour moi est le meilleur. Oui, je le dis, je le réécris et j’attends que K.N. publie pour changer mon fusil d’épaule. Par contre, même si c’était avec délectation que j’avais lu son recueil de nouvelles, Jazz et vin de palme, pour faire mon classement personnel, j’aurais préféré qu’il en publie plus. Mais il est vrai que quand la qualité est là, cela compense largement la quantité. Pourtant, l’engagement dont fait montre Dongala écrase la beauté et les descriptions de notre Congo par Tati-Loutard.
    Tchitchelle Tchivela, hélas ! je ne l’ai jamais lu.
    Quant au très regretté Tchicaya U’Tamsi, oui, très fort, très puissant même. Tu fais bien avec cette piqûre de rappel car je trouve que nous ne rendons pas assez hommage à nos personnages illustres.

    « Moi qui avais pris la résolution de réduire mon budget livre pour cette année, je crois bien que je vais devoir faire un écart. » Et quels écarts ! D’autant que je ne vais pas m’arrêter là. Je trouve que je n’ai pas présenté assez de livres l’an dernier. Ça va venir. Ils sont étalés dans la chambre, manque plus que le temps.

    « (…) je crois bien que je vais devoir faire un écart. Je dirai à mon banquier que c’est la faute à Obambé, un congolais qui tient un blog » Lol ! N’hésite pas à en commander dans la bibliothèque de ton lieu de résidence, s’ils peuvent, ça te fera des économies.

    @+, O.G.

  17. 28 02 2010
    K.N. (21:34:01) :

    Obambé,

    Bik’ yangué tété. Mu kénakuzaba kiada vé mu tindu mu késala samu na ku zwa mayélé yina. Ntangu nguagaji ké béluka, yufula yandi diaka, kulemba vé.

    Na mambu ya binzambi-zambi, yina nionso ngué mé nzonza ké tiéléka. Ma zonono mu buna singa na kisika ya yaya ya munu ya kénto mosi; béto moka ntama. Ntangu mu mé yufula yandi mu tindu yandi ké salaka samu na ti na kisika yandi kévadaka maza ké kuma diaka vé, yandi mé zabis’ munu ti yaké mpasi mingui samu na dikanda nioso kasi yandi lénda kunionguina bafumu ya béto vé samu ti yaké disumu.

    Yandi me tubil’ munu ti yina nionso ké na kukumilaka bwala ya béto ké nakusalama na luzolo ya zambi. Kana zambi yandi mosi zola, mambu ké bonga, kana yandi zola vé, bima nionso kévanda kaka mpila yina. Yandi ké na kusikama kaka na kusambila samu nzambi sala ti ba mfumu ya béto soba pé maza kuma.
    Ngué mé tala mutindi kusambila ya kulutila ké sala ka!
    Muntu yina zonzaka « la religion est l’opium du peuple », muzaba vé tala yaké luvunu to tiéléka; mambu yaku sambila na bwala ya béto ké na kukuma yimbi; béto fwana kutadila yawu.
    Bwala ké na kufwa, ata diambu mosi ké na kubonga vé, béto mé kanga ntima, nionso kaka na nzambi? Ah…..

    Zabisa mpangui ya casablanca ti yandi sambila bilumbu nionso, kana yandi tatamana, yisu kébanda ku lala na Congo ata mpimpa mosi na ngonda, lool.

    K.N.

  18. 28 02 2010
    K.N. (21:55:39) :

    Loutard, un fantaisie? Motivée par quoi? Tu m’en apprends des choses, je ne savais pas que Tati était un nom exotique. J’ai toujours considéré ce patronyme comme étant authentiquement Loango comme Tchicaya par exemple. C’est vrai qu’il y a dans la région du Kouilou de nombreux patronymes d’origine étrangère. Je connais une famille « kapita » dont le nom comme tu peux l’imaginer vient de « capitaine » car l’aïeul était soldat dans l’armée coloniale.

    MDR ! Tu me rappelles un frère qui, lorsque nous étions adolescents me demandait de lire les BD à haute voix pour qu’il gagne du temps.Dis donc, quelle paresse. Je n’en suis pas encore là, moi (rires).

    Ce sont des moments de plaisir intense.Je l’imagine bien.

    J’étais encore enivré et j’espère que mon propos ne me poursuivra pas toute mon existence. Non, seulement pendant le reste de cette année.

    J’adore le romancier Dongala qui, pour moi est le meilleur. Oui, je le dis, je le réécris et j’attends que K.N. publie pour changer mon fusil d’épaule.
    Je pense moi aussi que Dongala est le meilleur, dommage qu’il n’écrive pas un peu plus souvent. C’est d’autant plus singulier qu’il est de formation scientifique. Non, K.N. ne publiera pas, elle préfère lire ce qui est écrit par les autres et de critiquer. Mais rassure toi, elle n’envisage pas d’en faire sa profession (la critique) et, elle achète toujours ses bouquins elle même lol…

    Par contre, même si c’était avec délectation que j’avais lu son recueil de nouvelles, Jazz et vin de palme, pour faire mon classement personnel, j’aurais préféré qu’il en publie plus. C’est vrai qu’avec un seul recueil, difficile de se prononcer vraiment .

    Tchitchelle Tchivela, hélas ! je ne l’ai jamais lu.
    Tu devrais le lire. Il est simplement délicieux. Si on est comme moi pas toujours capable de refréner un fou rire, il vaut mieux ne pas lire son longue est la nuit en public au risque de passer pour un esprit dérangé. Il y peint les dérives de la société politique post indépendance au congo, sous l’angle de la luxure et autres plaisirs de la vie. On peut ainsi y lire les tribulations libidinales d’hommes et de femmes ( mais d’hommes surtout) sur fond de complot politique. Ce qui est curieux est que ce qu’il y décrit sur nos caaa’m memb’es étaient valables pour les mouvanciers et restent d’actualité pour les néo esperenciers. Sur ce point là, l’homme politique congolais n’a pas vraiment changé. Son L’exil ou la tombe est aussi a recommandé.

    Quant au très regretté Tchicaya U’Tamsi, oui, très fort, très puissant même.Tu te l’es fait tout seul cette piqure, je n’ai pas parlé de « la feuille qui chante pour son pays ». En effet, nous devrions leur rendre tous hommage.

    Et quels écarts ! D’autant que je ne vais pas m’arrêter là. Je trouve que je n’ai pas présenté assez de livres l’an dernier. Ça va venir. Ils sont étalés dans la chambre, manque plus que le temps.Vivement qu’ils viennent. Tant pis pour mon banquier, au pire j’irai me faire moi aussi PPTE, personne pauvre très endettée lol. Le gouvernement nous montre la voie, suivons..

    Lol ! N’hésite pas à en commander dans la bibliothèque de ton lieu de résidence, s’ils peuvent, ça te fera des économies.C’est un bon compromis. Sauf que moi j’aime bien avoir mes bouquins à domicile. Comme ça si l’envie me prend à 2H du matin de relire une page de L’aventure ambiguë, et bien, je peux.

    Bikana mboté.

    K.N.

  19. 4 03 2010
    Obambé GAKOSSO (13:47:51) :

    K.N.,

    Mbot’ya nge !

    Me fwa na kuseka ntangu me tanga masolo ya nge.
    Mpangi ya beto ya Casablanca, mu zaba diaka vê sika yandi me kuma. Na luzolo ya Ndzambi yina beto ke sambilaka, mu banza ti ntama ntama nyonso yina, yandi me katuka na bwala yina samu yandi tala mpasi mingi. Ti na kubeluka syphilis na mpata mosi vê samu na kusumba manganga. « Mu sala diaka wa fasô ? Mbongo ya kudia kele vê, mu ke basisa mbongo ya ba capotes ? »

    Mpasi mingi.

    Samu na yaya ye nge ya kento, mu ke sambila samu na ntima ya yandi kubaluka samu yandi ke na kupesa munu boma. Bawu mosi bantu ke lala na Ndzambi, ke dia na Ndzambi ba ke zonza ti « Tout pouvoir vient de Dieu ! » Disolo imeni, nge ke zonza diaka yinki, ata muntu mosi ke na allo-allo ya Ndzambi vê ; ata muntu mosi me tala yandi vê mpe me vutuka samu na kuzonza na beto ti yandi me tala yandi.

    Bikana mbote, na luzolo ya… Ndzambi !

    O.G.

  20. 6 03 2010
    Obambé GAKOSSO (05:43:04) :

    Mpangi ya muno ya luzolo, K.N., mbot’ya nge.

    Comme ça si l’envie me prend à 2H du matin de relire une page de L’aventure ambiguë, et bien, je peux. Mon intuition masculine était la bonne : 2 heures du mat’ ? Cette dame est sorcière !
    Non, en effet « Tati » s’est tellement installé dans le Kouilou qu’il donne cette impression d’être « authentiquement loango ». Amuse-toi, si tu connais des Gabonais, à demander s’ils ont des Tati parmi leurs Vili. Je n’en pas encore rencontrés ! Alors que des Pambou, des Tchikaya, des Makaya, ils en ont à foison.
    Quant à la famille « Kapita », j’en ai entendu parler, mais je n’ai jamais rencontré le moindre membre. C’est un peu le cas pour feu Jean-Pierre Thystère-Tchicaya. Je doute vraiment que son « Thystère » soit un nom de son terroir.

    Non, seulement pendant le reste de cette année. Je vais créer un calendrier spécial, se terminant le 06/03, dans ce cas.

    C’est d’autant plus singulier qu’il est de formation scientifique. Je crois que pour Dongala, écrire est avant tout une distraction, il consacre plus de temps à son métier d’enseignant. Je ne sais pas si tu as eu l’occasion de le rencontrer : c’est un homme non seulement très gentil, mais modeste en plus, avec une mémoire extraordinaire ! Il se souvient des gens qu’il a rencontrés il y a 5 ans, 15 ans !

    Non, K.N. ne publiera pas (…) Dommage, quel gâchis ! J’espère que quand tu auras des cheveux gris tu ne le regretteras pas (lol !)
    (…) elle achète toujours ses bouquins elle même lol… MDR ! Quelle mémoire !!!

    Longue est la nuit et L’exil ou la tombe, j’achète. La commande est déjà passée auprès de mon libraire. Ce n’était pas prévu pour mars mais bon… Rien que les titres donnent envie de les lire. C’est fou quand même : j’ai toujours l’image de ce médecin, calme, posé, choisissant ses mots, souvent avec une sucette dans sa bouche (ce qui faisait rire les jeunes que nous étions), dans ou devant l’hôpital militaire, dans les années 80. Va savoir pourquoi je ne me suis jamais intéressé à son œuvre littéraire…

    Bonne nuit, sorcière des livres.

    @+, K.N.

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